Centre d’études des langues et littératures anciennes et modernes
facilityRennes, France
Research output, citation impact, and the most-cited recent papers from Centre d’études des langues et littératures anciennes et modernes. Aggregated across the NobleBlocks index of 300M+ scholarly works.
Top-cited papers from Centre d’études des langues et littératures anciennes et modernes
Franoise Lavocat, la lecture de votre dernier ouvrage en date, ce qui frappe de prime abord est l'ambition d'une telle dfense et illustration de la frontire entre fait et fiction , comme l'amplitude des recherches qu'elle a trs certainement impliques. Avant que nous n'entrions dans les dtails, pourriez-vous commencer par prsenter sommairement la gense de cette rflexion remarquablement informe ?
International audience
International audience
La crise de l’autorité, dont les origines remontent au seizième siècle et qui est susceptible de définir jusqu’à nos jours toute la période moderne, n’empêche pas la notion d’autorité de conserver sa pertinence et sa fonction régulatrice dans l’ordre de la littérature, où elle aide à penser l’idée d’auteur. C’est l’hypothèse dont ce volume procède, en regroupant tous les articles qu’a suscités le Groupe φ au long de deux années de séminaire et au terme d’un colloque international – à l’instar des programmes et des ouvrages précédents du Groupe (Littératures sous contrat, L’engagement littéraire, Littérature et exemplarité). Il s’est agi, pour un ensemble d’une quarantaine de chercheurs, de relever dans une perspective de théorie littéraire le défi lancé en philosophie politique par Hannah Arendt dans La Crise de la culture : « En pratique aussi bien qu’en théorie, nous ne sommes plus en mesure de savoir ce que l’autorité est réellement. ». La faillite pluri-séculaire de l’autorité comme tradition, et la critique moderne et contemporaine de l’auctorialité comme garantie du sens, promeuvent des formes singulières et paradoxales de fonction-autorité ou d’effet-autorité en littérature, en suscitant les modalités originales de leur reconnaissance ou de leur contestation. Quatre mouvements composent ce volume, qui s’achève sur un épilogue (étude et entretien) consacré par Jean-Louis Jeannelle à l’œuvre critique de Susan R. Suleiman, professeure à l’Université de Harvard.
Depuis la fin du xxe siècle, l'auteur est dans une position ambivalente. La « mort de l'auteur a été annoncée », remettant en cause l'autorité qu'il exerçait. Pourtant il reste désiré par le lecteur et conserve une fonction de premier plan dans la littérature : son nom, son corps et sa posture accompagnent son œuvre. Entre présence et absence, cette situation paradoxale de l'auteur a trouvé un lieu d'expression privilégié dans la fiction romanesque qui accueille une remarquable profusion de personnages d'auteur, réels ou entièrement imaginaires : le roman biographique, la fiction d'auteur, l'autofiction, le roman de l'écrivain ou encore la métafiction sont autant de formes narratives où les écrivains s'inventent un double de papier, une figure fictionnelle qui vient prendre parfois la place de l'auteur réel lorsque celui-ci s'efface derrière son hétéronyme. Le parcours des littératures européennes et nord-américaines publiées depuis la fin des années soixante-dix dessine les enjeux sous-jacents à l'invention de ces personnages : les écrivains contemporains négocient dans la fiction une nouvelle forme d'existence de l'auteur pour mettre à l'épreuve cette notion, interroger ses représentations imaginaires et rejouer ses postures. Les personnages sont attirés, dans une spirale négative, par la disparition et l'infamie tout en occupant une place centrale dans les récits qui accroît leur présence fictionnelle. Dans ce jeu de masque et de dévoilement, d'apparition et de disparition, l'auteur est en quête d'une redéfinition de son autorité, confiée à l'espace trouble de la fiction.
International audience
La littérature d’enfance et de jeunesse fait son entrée dans les universités françaises au cours des années soixante-dix et devient un possible objet de recherche dans la plupart des disciplines relevant des sciences humaines. Deux questions se posent en ce qui concerne les disciplines littéraires : travailler sur la littérature pour l’enfance et la jeunesse et non plus sur la « littérature générale » (celle des adultes) induit-il des approches et des concepts spécifiques ? Dans ces disciplines plus souvent attentives aux œuvres singulières qu’à la production de séries, le simple fait de mener une recherche sur un roman ou sur un album pour enfants confère-t-il ipso facto une légitimité culturelle à celui-ci ? Quels peuvent être enfin la place et le rôle de ces différentes recherches dans le champ social ?
Artus de Bretagne, bien connu encore au xixème siècle, n’a pas au xxème, suscité très souvent l’intérêt des médiévistes en dépit des travaux de S. V. Spilsbury. Pourtant dans sa version courte, la plus ancienne, donnée par le manuscrit B.N. fr. 761, ce roman n’est ni un "fatras à quoi l’enfance s’amuse "selon l’expression de Montaigne ni le rejeton d’un genre romanesque décadent. Composé vers 1320 par un auteur anonyme, il raconte les exploits du jeune Artus (qu’il ne faut pas confondre avec ...
Comment impliquer les élèves dans une réception active, personnelle et créative de la poésie ? Le parti pris consiste ici à favoriser l’appropriation ouvertement subjective de la poésie, qu’on l’appréhende comme œuvre intégrale ou à l’échelle de l’extrait. Nous voudrions montrer que l’enjeu de la lecture subjective en classe ne se cantonne pas à de pâles relevés impressionnistes. Quand elle est pensée didactiquement, la subjectivité du lecteur devient le ferment de l’interprétation et le creu...
International audience
International audience
International audience
Perceforest est un roman en prose du xive siècle dont l’auteur, anonyme, est habité par une très vaste ambition. Au long de six livres, il invente en effet une préhistoire au royaume d’Arthur, en s’appuyant à la fois sur des chroniques, sur la tradition romanesque consacrée au Moyen Âge à Alexandre le Grand, et sur la tradition arthurienne. Ce roman, dont le début a été édité par Jane Taylor, et dont Gilles Roussineau, d’année en année, nous livre progressivement les autres parties, raconte c...
International audience
Dans une Espagne officiellement neutre, nombreux furent les écrivains, en particulier les collaborateurs des revues littéraires de grande diffusion, qui se lancèrent dans la bataille des idées et eurent à cœur de témoigner des événements. Pendant qu’en Europe on mourait sur les différents fronts et dans les tranchées, l’Espagne, sous l’impulsion d’hommes de sciences et de lettres, accédait à la modernité en tentant d’oublier le récent désastre de 1898.
Oberhuber Andrea, Wicky Érika. Du mauvais usage des parfums, Chérie empoisonnée par le musc et l’héliotrope ?. In: Cahiers Edmond et Jules de Goncourt n°23, 2016. Le XVIIIe siècle des Goncourt. pp. 131-140.
International audience
International audience
Depuis 1926, les recherches sur les chanteurs de La Villemarqué ont toujours constitué un sujet d’étude fortement lié à la question de l’authenticité des chants du Barzaz-Breiz. L’existence des chanteurs cités par le collecteur de Nizon ne prouvait certes pas l’authenticité de ces chants mais suggérait l’existence d’un matériau véritablement collecté à partir duquel La Villemarqué avait taillé ses « diamants ». L’analyse par Donatien Laurent dans les années 1960-1970 du premier carnet de collecte de La Villemarqué et des Tables des matières établies par sa mère avait permis de lever une partie du voile sur les chanteurs des environs de Nizon. La publication récente des deux derniers carnets de voyages apporte désormais une lumière nouvelle sur les chanteurs des pièces les plus suspectes du recueil en confirmant notamment le caractère fictif d’un grand nombre d’entre eux.
Jean-Jacques Olier (1608‑1657), fondateur de Saint-Sulpice, a recouru aux peintres de son temps pour la chapelle du séminaire – dont l’œuvre la plus notable est la Pentecôte de Charles Le Brun. Si les termes du contrat sont connus, on dispose en fait de peu d’éléments sur son « programme », resté largement inachevé à sa mort. La spiritualité olérienne, essentiellement mariale et sacerdotale (les deux sont liées), a aussi inspiré une importante production de gravures. La tradition littéraire sulpicienne, interne à la Compagnie, fait dériver ces images de visions du fondateur, qu’il aurait lui-même fixées dans des dessins. Mais aucun n’est conservé et, là encore, on sait peu de choses de ses relations concrètes avec les artistes.