Centre interdisciplinaire de recherche "Culture, éducation, formation, travail"
facilitySaint-Denis, Île-de-France, France
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Cet ouvrage propose de mettre ces processus au cœur de la reflexion et du debat les processus sociaux par lesquels les eleves apprennent ou n'apprennent pas selon les normes scolaires. Embrassant l'ensemble du systeme educatif, de la maternelle a l'universite, il met en evidence des recurrences dans les scolarites defaillantes : c'est par exemple pour des raisons tres semblables qu'on n'acquiert pas les connaissances et competences necessaires a la lecture a l'ecole primaire ou a la dissertation au lycee. C'est aussi parce que, de leur cote, les enseignants sont peu formes aux processus d'apprentissage de leurs eleves qu'ils se centrent tres fortement sur la logique des cours qu'ils ont a leur faire et peinent a comprendre que leurs destinataires ne les comprennent pas toujours. La notion de malentendus est ici largement mobilisee pour rendre compte de ces glissements de perspectives. Sans mettre de cote les puissants mecanismes sociaux qui contrarient les aspirations democratisantes de l'ecole, elle interroge les analyses et pratiques des apprenants comme celles des enseignants qui, pris dans les multiples logiques qui traversent aujourd'hui le systeme educatif, ne sont pas toujours capables d'identifier les processus qui sous-tendent l'activite de l'autre. Sans edulcorer la difficulte de la tâche a accomplir pour surmonter ces malentendus, sans vouloir culpabiliser ceux qui participent a leur existence, les auteurs proposent des pistes pour repenser individuellement et collectivement les situations d'apprentissage.
Afin d’étudier les exigences de la littératie scolaire susceptibles de mettre certains élèves en difficulté, nous analysons des supports caractérisés par la multiplicité des moyens sémiotiques mis en œuvre et la discontinuité de l’information verbale, manuels et albums de jeunesse. Notre hypothèse, illustrée de manière heuristique par un exemple pris au cycle 2 de l’école primaire, est que ces supports appellent de la part des élèves une activité de mise en relation et de transformation de données hétérogènes sémiotiquement et discursivement en un texte oral ou écrit homogène du point de vue du genre discursif et de celui des savoirs construits et obligent ainsi à la construction d’un texte qui n’est pas donné initialement. Il apparait que tous les élèves ne sont pas à même d’effectuer ce travail de traduction sans guidage et que l’utilisation de ces supports pourrait accentuer les inégalités d’apprentissage si les enseignants ne prennent pas en charge les difficultés de compréhension qu’ils provoquent.
Depuis une quarantaine d’années, la prévention de l’échec scolaire est devenue une des préoccupations majeures de l’école, et ce dès la maternelle. Des études statistiques récurrentes indiquent que si la préscolarité longue est bien corrélée à la réussite scolaire ultérieure, elle ne permet pas de réduire les inégalités sociales devant l’école. Cet article cherche à mettre en lumière des processus de construction de l’inégalité scolaire pouvant rendre compte de ces différentes objectivations statistiques. L’inscription dans la durée de la plupart de ces processus nous a conduit à observer des pratiques d’élèves et d’enseignants de deux classes de grande section de maternelle tout au long d’une année scolaire. Pour saisir la significativité de ces pratiques, nous avons croisé ces observations d’une part avec une analyse des prescriptions présentes dans des textes officiels ou professionnels (programmes et revues spécialisées) et d’autre part avec les principaux enseignements des travaux qui cherchent à expliquer les difficultés ultérieures d’élèves à partir du caractère scriptural de la forme scolaire.
La formation aux professions de l’humain (enseignement, éducation, métiers du social et du socioculturel, de la santé et du soin) comportent fréquemment aujourd’hui des dispositifs d’écriture. Cette revue des recherches sur les écrits produits dans un but de professionnalisation (mémoires, portfolios, journaux, etc.) examine d’abord les fondements théoriques de ces pratiques, les compétences qu’elles contribuent à construire, les réticences qu’elles suscitent parfois et la diversité des formes d’écrits professionnalisants. Les recherches portant sur les écrits eux-mêmes sont analysées selon trois axes : l’observation de la professionnalisation, les caractéristiques des écrits et des manières d’écrire, l’articulation entre processus d’écriture et processus de formation. La conclusion souligne quelques tendances communes, par-delà les frontières, et ouvre des perspectives pour des recherches à venir.
OBJECT: The goal of this study was to establish whether clear patterns of initial pain freedom could be identified when treating patients with classic trigeminal neuralgia (TN) by using Gamma Knife surgery (GKS). The authors compared hypesthesia and pain recurrence rates to see if statistically significant differences could be found. METHODS: Between July 1992 and November 2010, 737 patients presenting with TN underwent GKS and prospective evaluation at Timone University Hospital in Marseille, France. In this study the authors analyzed the cases of 497 of these patients, who participated in follow-up longer than 1 year, did not have megadolichobasilar artery- or multiple sclerosis-related TN, and underwent GKS only once; in other words, the focus was on cases of classic TN with a single radiosurgical treatment. Radiosurgery was performed with a Leksell Gamma Knife (model B, C, or Perfexion) using both MR and CT imaging targeting. A single 4-mm isocenter was positioned in the cisternal portion of the trigeminal nerve at a median distance of 7.8 mm (range 4.5-14 mm) anterior to the emergence of the nerve. A median maximum dose of 85 Gy (range 70-90 Gy) was delivered. Using empirical methods and assisted by a chart with clear cut-off periods of pain free distribution, the authors were able to divide patients who experienced freedom from pain into 3 separate groups: patients who became pain free within the first 48 hours post-GKS; those who became pain free between 48 hours and 30 days post-GKS; and those who became pain free more than 30 days after GKS. RESULTS: The median age in the 497 patients was 68.3 years (range 28.1-93.2 years). The median follow-up period was 43.75 months (range 12-174.41 months). Four hundred fifty-four patients (91.34%) were initially pain free within a median time of 10 days (range 1-459 days) after GKS. One hundred sixty-nine patients (37.2%) became pain free within the first 48 hours (Group PF(≤ 48 hours)), 194 patients (42.8%) between posttreatment Day 3 and Day 30 (Group PF((>48 hours, ≤ 30 days))), and 91 patients (20%) after 30 days post-GKS (Group PF(>30 days)). Differences in postoperative hypesthesia were found: in Group PF(≤ 48 hours) 18 patients (13.7%) developed postoperative hypesthesia, compared with 30 patients (19%) in Group PF((>48 hours, ≤ 30 days)) and 22 patients (30.6%) in Group PF(>30 days) (p = 0.014). One hundred fifty-seven patients (34.4%) who initially became free from pain experienced a recurrence of pain with a median delay of 24 months (range 0.62-150.06 months). There were no statistically significant differences between the patient groups with respect to pain recurrence: 66 patients (39%) in Group PF(≤ 48 hours) experienced pain recurrence, compared with 71 patients (36.6%) in Group PF((>48 hours, ≤ 30 days)) and 27 patients (29.7%) in Group PF(>30 days) (p = 0.515). CONCLUSIONS: A substantial number of patients (169 cases, 37.2%) became pain free within the first 48 hours. The rate of hypesthesia was higher in patients who became pain free more than 30 days after GKS, with a statistically significant difference between patient groups (p = 0.014).
nouvelles technologies offrent de telles possibilites en matiere de recherche de l'information, de modalites de presentation de celle-ci, d'aide a l'activite (lecture, ecriture, redaction, resolution de problemes) qu'un nouvel horizon semble s'ouvrir pour les apprentissages scolaires universitaires et professionnels, tout comme le developpement du telephone portable ou d'Internet, par exemple, l'ont montre pour les activites quotidiennes, communicationnelles, ludiques ou commerciales. Mais, en matiere d'enseignement, les moyens techniques n'engendrent pas aussi naturellement les methodes necessaires pour une utilisation efficace. Dans le domaine de l'enseignement, l'utilisation judicieuse des possibilites techniques requiert un travail approfondi de recherche, sinon on risque des desillusions, comme on l'a vu pour l'enseignement programme ou l'introduction prematuree des ordinateurs dans les ecoles. La pression economique fait que l'installation des moyens techniques precede bien souvent la recherche sur leur utilisation. Neanmoins celle-ci a connu un essor remarquable dans les pays anglo-saxons au cours de la derniere decennie. Les resultats de ces recherches sont deja tres substantiels et sont susceptibles de fournir une large base de reflexion pedagogique pour la mise en œuvre de ces nouvelles techniques. Malheureusement ces donnees sont peu connues en France, parce que recentes et difficiles d'acces. C'est le merite de l'ouvrage anime par Denis Legros et Jacques Crinon d'offrir une synthese de ces travaux qui se caracterise a la fois par la richesse d'information liee a l'ampleur du domaine couvert et par la grande clarte de la presentation qui degage bien les grandes lignes de force. (Extrait de la preface de Jean-Francois Richard)
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Résumé Les situations d’enseignement ont été profondément modifiées par l’ouverture de l’école à des élèves peu familiers des exigences liées à des scolarités de plus longue durée. Elles nécessitent de la part des enseignants chargés de les y faire réussir des compétences professionnelles d’un nouveau genre. Celles-ci ne peuvent plus s’acquérir par la transmission entre générations d’enseignants de modes de faire bien déterminés, mais se construisent dans l’alternance entre des mises en situation d’exercice et leur reprise conceptuellement étayée. Ce nouveau mode de professionnalisation, intellectuellement séduisant, peine cependant à se mettre en place car il est exigeant sur la légitimité des formateurs, l’opérationnalité des circuits de la formation et la nature des savoirs qui y circulent. Des enquêtes sur l’entrée dans le métier de jeunes enseignants, croisant des approches de sociologie et d’ergonomie cognitive, montrent des évolutions à l’œuvre. Les praticiens débutants acceptent d’autant plus de se confronter aux savoirs de la formation et de la recherche que l’accompagnement dont ils bénéficient part de la réalité de leur travail et leur permet d’entrevoir collégialement des manières de faire à la fois partagées et spécifiques de chacun.
Encore méconnus en France, les travaux portant sur les apprentissages et les pratiques précoces de la littératie constituent un champ scientifique en plein essor au sein des communautés de recherche anglophones. Ce nouvel espace pluridisciplinaire de recherches est né d’une remise en cause des conceptions traditionnelles des premiers apprentissages de la lecture, et plus généralement du développement langagier : il a été construit à partir de l’hypothèse selon laquelle, dès leurs premières années, les enfants donnent du sens aux écrits qui les environnent, avant même que leurs usages conventionnels ne leur soient systématiquement enseignés à l’école élémentaire. Pour qui cherche encore à approfondir la connaissance des ressorts à la fois cognitifs et socio-culturels de la production des inégalités d’apprentissage scolaire, certaines des pistes explicatives explorées dans cette littérature présentent un intérêt majeur dans la mesure où elles permettent de mieux comprendre l’inégale rentabilité scolaire des premières socialisations à l’écrit. C’est à partir de ce point de vue que cette note de synthèse présente quelques grandes lignes de développement de ce champ de recherches, qui ont été retracées selon différentes théorisations possibles de la notion de littératie (ensemble de connaissances/de pratiques/d’objets de l’écrit).
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A revista Estilos da Clínica é uma publicação quadrimestral, que visa sustentar um espaço editorial de natureza interdisciplinar em torno do eixo da psicanálise, voltado à discussão das vicissitudes da infância. editada pela Faculdade de Educação da Universidade de São Paulo (USP). psicanálise; infância; clínica; Freud; Lacan; educação terapêutica; autismo; desenvolvimento infantil; psicopedagogia; deficiências; necessidades educativas especiais; educação inclusiva
Les politiques d’éducation prioritaire, ou les politiques publiques équivalentes centrées sur les problèmes d’inégalités scolaires, se sont beaucoup transformées depuis leurs premières formulations et mises en œuvre dans les années soixante. Dans plusieurs pays, on observe le passage d’un modèle de la compensation, à celui de la lutte contre l’exclusion, jusqu’à l’émergence d’un modèle qui fait des thèmes de l’adaptation à la diversité, de la promotion de l’excellence et de la gestion des risques, son credo principal. Cette évolution témoigne des rapports équivoques que ces politiques entretiennent avec les visées sélectives des systèmes d’enseignement. Elle relève moins de choix publiquement débattus qu’elle n’est induite par les modes de définition et de construction sociale des problèmes auxquels ces politiques se proposent de répondre et des catégories de population qu’elles ciblent, ainsi que par la manière dont les sciences sociales pensent la réussite ou l’inégalité scolaire. Pourtant, cette évolution pose de nombreuses questions liées à la dynamique d’effacement de la problématique des inégalités, à la fragmentation des systèmes et des parcours éducatifs, et aux enjeux de savoir et d’émancipation intellectuelle. Ce second ouvrage consacré aux résultats de l’étude comparative EuroPEP vise à mieux comprendre ce qu’il advient de ces politiques dans huit pays européens. Il déploie l’analyse de thématiques transversales qui apparaissent comme autant d’éléments clefs de la constitution et de l’évolution des politiques observées : la construction des formes de ciblage et de désignation de leurs publics bénéficiaires ; leurs modalités d’action pédagogique et de transformations curriculaires ; la production, les usages et les mésusages de leurs évaluations. Il s’attache à contribuer au renouvellement de la réflexion sur les perspectives de justice et d’égalité en matière de scolarité.
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Les dérogations contemporaines à l’organisation de l’école incitent à s’interroger sur ce qu’elles expriment ou non d’une crise de la forme scolaire dans sa double fonction de créer des savoirs spécifiquement scolaires et de les mettre à disposition de la société. Cet article propose, à partir d’une présentation de deux recherches en cours sur des dispositifs dits innovants, un internat d’excellence et un micro-lycée, d’étudier leur manière de tisser des relations spécifiques entre des populations d’élèves et des attentes institutionnelles, tout en les inscrivant dans des contextes de plus ou moins grand empan spatial et temporel. Les deux structures étudiées ont en effet en commun, malgré la diversité des objectifs et des populations qu’elles accueillent, de faire des entorses à des aspects qui semblaient essentiels dans l’organisation de l’école républicaine. Les internats d’excellence reconnaissent et renforcent la non-homogénéité de l’espace scolaire pour permettre à des élèves à l’étroit dans leur milieu d’origine de s’y développer. Les micro-lycées s’installent dans des enclaves scolaires où ils acceptent des jeunes qui, ne se comportant pas toujours comme des élèves ordinaires, contraignent à infléchir des attentes classiques de la forme scolaire à laquelle on veut les réapprivoiser. Dans les deux cas il semble plus facile d’agir sur l’espace que sur le temps. Plus généralement ces deux innovations conduisent à revisiter une acception trop rigide de la forme scolaire qui ne permet pas toujours de comprendre de quoi on parle aujourd’hui quand on parle de l’école et de ses évolutions.
French students in grades 4 and 5 in schools around Paris wrote explanatory texts in L1 following a lesson in the Life Sciences, four times over the course of the school year. Each session included written correspondence with another student; half the students (Group G1) made suggestions about ways to improve the drafts of the other half of the students (Group G2). All students then revised their text. The results show: (1) an improvement in the quality of the texts produced over the year, even at the first draft stage; (2) greater progress for the students who gave suggestions compared with those who received them; and (3) a fragility of the performance of the last writing session. The results are interpreted in light of the concepts of knowledge transformation strategy and dialogism. The ‘stepping back’ encouraged by adopting the role of tutor to a fellow student may have allowed Group G1 students to build knowledge about explanatory texts and better ‘orchestrate’ the different voices present in their texts. The difficulty of the last writing session, which required a conceptual transformation and a reorganisation of the information provided by the lesson, could explain the poorer performance observed in this session.
Résumé L’article porte sur les résistances des parents aux formes de coopération proposées par les enseignants dans le cadre des nouvelles modalités relationnelles instaurées par l’école. Des observations et des entretiens individuels et collectifs ont été menés avec des parents et des enseignants dans des écoles maternelles et élémentaires aux publics contrastés. La démarche socio-clinique institutionnelle qui est adoptée a pris en compte les demandes d’analyse des uns et des autres. La dialectisation du concept de résistance en trois moments (défensif, offensif et intégratif) est mise en œuvre pour l’analyse des données : le moment défensif renvoie aux craintes éprouvées par les parents vis-à-vis de l’institution scolaire, à leurs stratégies d’évitement ou de conflit frontal avec les enseignants ; le moment offensif recouvre leur contestation de l’existant et leurs propositions alternatives ; le moment intégratif est celui de l’élaboration de stratégies qui tirent bénéfice de leur compréhension des situations et des opportunités qu’elles leur offrent. Les résistances des parents peuvent alors être travaillées comme des analyseurs de leurs implications scolaires (dans l’institution scolaire) et non comme la simple expression d’une démission ou d’un envahissement. Cette analyse résistancielle (analyse par les résistances) pointe les modalités et certains enjeux de l’institutionnalisation de nouvelles modalités de coopération à l’école.
Une enquête par questionnaires auprès d’enseignants d’écoles maternelles et élémentaires situées dans différents contextes sociaux permet de faire un état des lieux des genres et des titres les plus utilisés aujourd’hui dans les classes. Cet article s’intéresse spécifiquement aux cycles 1 et 2, où dominent les albums. Ceux-ci ont été classés en deux catégories en fonction des exigences littératiées qu’ils postulent. Même si le répertoire est en partie commun entre écoles situées en ZEP et dans des milieux plus favorisés, le choix des lectures semble construire des curriculums inégaux : ainsi les livres lus à l’école ressemblent à ceux qui sont lus à la maison et les livres du patrimoine, dont la connaissance est nécessaire à la compréhension d’une bonne partie des autres ouvrages utilisés, sont lus plus tard en ZEP qu’ailleurs.
La présence d’un mémoire professionnel dans la formation initiale des enseignants repose sur l’hypothèse que l’élaboration d’un écrit favorise la réflexivité et l’analyse des pratiques. Dans un corpus de quinze mémoires professionnels de professeurs des écoles, nous avons cherché des traces de la présence du sujet écrivant : indices énonciatifs qui constituent des marques de la subjectivité de l’énonciateur dans son énoncé et de la situation de communication sociale dans laquelle s’inscrit la production de cet écrit ; indices de la position d’auteur d’un sujet qui construit ou non son texte et utilise les ressources particulières à l’odre du scriptural. On peut en effet considérer, après Bautier (1995), que le rapport du sujet à son discours est très fortement lié au rapport qu’il entretient avec le savoir et les apprentissages, et plus généralement avec le monde. La grille d’analyse utilisée repère les énonciations en première personne, les modalisations, le rapport aux lectures, les indices d’organisation du texte, les énonciations normatives. L’analyse met en évidence plusieurs résultats. Les stagiaires valorisent ce qui s’apprend par l’écrit et minimisent les échanges avec les collègues. Par ailleurs ils se mettent en scène plus volontiers comme techniciens de la conduite de la classe que dans une relation avec des élèves. Enfin, même si les mémoires sont divers et à chaque fois l’expression d’un sujet singulier, on peut identifier deux catégories contrastées : des mémoires en «je » et des mémoires peu impliqués : ces catégories coïncident avec un travail plus ou moins marqué de réélaboration de l’expérience par l’écriture.