NobleBlocks

Centre Interdisciplinaire de Recherches sur les Langues Et la Pensée

facilityReims, Grand Est, France

Research output, citation impact, and the most-cited recent papers from Centre Interdisciplinaire de Recherches sur les Langues Et la Pensée (France). Aggregated across the NobleBlocks index of 300M+ scholarly works.

Total works
1.7K
Citations
625
h-index
11
i10-index
13
Also known as
Centre Interdisciplinaire de Recherches sur les Langues Et la PenséeEA 4299EA4299

Top-cited papers from Centre Interdisciplinaire de Recherches sur les Langues Et la Pensée

Nietzsche et le problème de la civilisation
Patrick Wotling
2012· Presses Universitaires de France eBooks36doi:10.3917/puf.wotli.2012.01

Comment saisir dans sa spécificité une pensée qui récuse les modes d’analyse de la tradition philosophique et, pour mieux défendre son absolue singularité, va jusqu’à revendiquer l’incompréhensibilité ? Tel est le défi que Nietzsche lance à ses lecteurs. Comment comprendre la totalité de cette pensée déroutante, éclatée, en évitant la facilité d’une réduction unilatérale et négative : la critique de la morale, du christianisme, de la métaphysique ? À ce défi explicite répondent plus discrètement, dans le texte de Nietzsche, des indices permettant de rendre compte de la logique interne et de la rigoureuse cohérence de son expérience de pensée. Cette démarche neuve apparaît alors comme la conséquence d’un déplacement de l’interrogation philosophique : « Ma mission : comprendre la cohésion interne et la nécessité de toute civilisation véritable. »

La philosophie entre Logique et Musique, Sextus Empiricus et la diaphônia, discussion de quelques arguments de Jonathan Barnes
Anne Gabrièle Wersinger
2007· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)18doi:10.3917/rmm.074.0499

International audience

Dénomination référentielle, désignation, nomination
Pierre Frath
2015· Langue française16doi:10.3917/lf.188.0033

Qu’est-ce qui distingue la dénomination référentielle de la désignation et de la nomination ? Cet article entend aborder cette question en mettant l’accent sur l’importance des phénomènes de lexicalisation et des liens entre les dénominations, la référence et les corpus. Il se place dans le cadre d’une vision plus anthropologique que cognitive de notre être, donc plus collective qu’individuelle, pour laquelle la pensée et le langage sont avant tout issus de la communauté linguistique où vivent les locuteurs.

Nietzsche : un art nouveau du discours
Céline Denat, Patrick Wotling
2013· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)14

International audience

Le vocabulaire de Nietzsche
Patrick Wotling
2013· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)13

International audience

‘A true sign of a readie wit’ : Anger as an Art of Excess in Early Modern Dramatic and Moral Literature
Christine Sukič
2014· XVII-XVIII12doi:10.4000/1718.393

La colère est vue comme une passion excessive dans la littérature de la première modernité, à la fois dans les traités des passions et dans le théâtre élisabéthain et jacobéen. Cet article étudie les représentations de la colère et la contradiction de cette passion qui est à la fois admirée quand elle caractérise un grand héros comme Achille, et condamnée parce qu’elle est vue comme violente, incontrôlable et allant à l’encontre d’une attitude civilisée. Il semble que dans les traités des passions, aussi bien que dans le théâtre de cette période, à la fois dans les comédies et les tragédies, la colère devient une apparence plutôt que la partie essentielle d’un tempérament.

What do minority languages mean? European perspectives
Malika Pedley, Alain Viaut
2018· Multilingua12doi:10.1515/multi-2018-0025

Minority language" as a notion emerged in scientific and legal discourse in the last decades of the twentieth century. Its definition has never been clear and looking at how it is used in discourse, it becomes obvious that its meaning is context-dependent. This Multilingua issue is dedicated to the investigation of what it means to designate a language as a minority language in the twenty-first century in Europe.

La négation dans les proverbes
Silvia Palma
2000· Langages10doi:10.3406/lgge.2000.2380

.Silvia Palma (Universite de Reims) : The Negation in Proverbs In this article, proverbs are considered from a purely linguistic point of view, and within the frame of the theory of argumentation in language (Anscombre & Ducrot) and the theory of topoi (Anscombre eds, 1995). As linguistic items close to names, proverbs can qualify a situation through a stereotypical frame. The situation will then be considered as a representative (or not representative) case of the stereotype involved in the proverb. The article focuses on negative proverbs that show a negation because of their rich enunciative structure (negation being a preeminently polyphonic context). We finally suggest, for the proverbs with a negation, a classification mainly based on their enunciative structure.

« Der Weg zu den Grundproblemen »
Patrick Wotling
1997· Nietzsche Studien10doi:10.1515/niet.1997.26.1.1

International audience

What Language Do Drives Speak?
Patrick Wotling
20119doi:10.1515/9783110246575.63

International audience

Les fondements philosophiques de la pensée de Carl Rogers
René Daval
2008· Approche Centrée sur la Personne Pratique et recherche9doi:10.3917/acp.008.0005

Résumé Les textes de Rogers évitent une trop grande technicité, ce qui a conduit certains lecteurs pressés à les assimiler à des écrits de vulgarisation. En réalité, il n’en est rien, et la théorie comme la pratique rogérienne reposent sur des présupposés philosophiques très précis, mais qui restent souvent implicites. Il s’agit donc de mettre l’accent sur les philosophes qui ont fourni à Rogers le cadre conceptuel sur lequel reposent sa théorie de la personnalité et sa pratique de la psychothérapie. Seront analysés les liens de Rogers avec le pragmatisme américain et notamment avec les œuvres de Dewey et de Mead. Les existentialistes, Kierkegaard et Buber, ont joué un rôle majeur dans sa conception de ce qu’est la personne humaine et de ce que devraient être les relations entre les personnes. Rogers se situe aussi par rapport à la psychanalyse, mais s’en distingue par son optimisme quant à la nature de l’homme. Il n’admet pas plus le concept freudien de pulsion de mort que l’idée jungienne de l’existence de pulsions de destruction dans le psychisme humain. On a souvent rapproché l’optimisme rogérien de celui de Rousseau. Rogers fait justice de cette opinion en indiquant qu’il n’a jamais lu les écrits du philosophe de Genève. Il n’a jamais pensé d’ailleurs que la civilisation puisse corrompre le cœur de l’homme.

Le Parménide de Platon : une cosmologie sans kosmos ?
Gabrièle Wersinger Taylor
2019· Études platoniciennes/Etudes platoniciennes8doi:10.4000/etudesplatoniciennes.1535

Si la deuxième partie du Parménide, selon l’hypothèse de L. Brisson, est bien une « boîte à outils » préalable à la cosmologie, on peut s’interroger sur l’absence dans ce dialogue du mot kosmos et de ses dérivés comme diakosmos etc., alors qu’ils sont fréquents dans l’ensemble des dialogues cosmologiques de Platon et que le Parménide historique en use lui-même. L’examen attentif de cette « boîte à outils » met en évidence une logique d’affections (pathè) « énantiomorphique », antilogique, heuristique et circulaire, et qui possède un écho dans les fragments du Parménide historique comme en témoigne un examen des textes pertinents. On montre ensuite que les huit hypothèses du Parménide reposent sur une combinatoire dont le mécanisme est constitué par l’opposition de la séparation et de la participation, opposition invalidée par le Sophiste. Enfin, la comparaison avec le Sophiste, le Timée et le Philèbe permet d’affirmer que selon Platon, la logique antilogique « énantiomorphe » de cette participation est stérile : elle ne parvient pas, en effet, à concilier les contraires dans une sumplokè musicale capable de fabriquer un kosmos, c’est-à-dire impliquant un modèle mathématique « logistique » susceptible d’établir une médiation entre les contraires. Le modèle de Parménide servirait de répulsif à ce modèle kosmologique d’inspiration pythagoricienne (qu’il soit ou non une fiction de Platon) parce qu’entre tous, ce modèle manque d’harmonie et de musique, en privilégiant la diakrisis et la déesse Nécessité, vraisemblablement associée à des parturitions incapables de générer un kosmos.

Dictionnaire Nietzsche
Céline Denat, Patrick Wotling
2013· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)8

International audience

LA CULTURE COMME PROBLEsME.LA REDETERMINATION NIETZSCHEENNE DU QUESTIONNEMENT PHILOSOPHIQUE
Patrick Wotling
2008· Nietzsche Studien7doi:10.1515/9783110196900.1.1

Article LA CULTURE COMME PROBLEsME.LA REDETERMINATION NIETZSCHEENNE DU QUESTIONNEMENT PHILOSOPHIQUE was published on November 14, 2008 in the journal Nietzsche-Studien (volume 37, issue 1).

Les locutions à polarité négative : une approche stéréotypique
Silvia Palma
2006· Langages7doi:10.3917/lang.162.0061

A study of negative polarity idioms –NPI– (e.g. not lift a finger, not say a word) within the theoretical framework of stereotypical theory (Kleiber, Anscombre) is proposed in our paper. From our point of view, generic phrases underlying sentences with NPIs play a crucial role in the presence of a negation. As a matter of fact, a sentence like Peter didn’t lift a finger for his sister doesn’t actually deny *Peter lifted a finger for his sister but rather a sort of general rule related to stereotypical contents: “people help their close relations”. Negation in NPIs is then a trace, a sign of this opposition between a general belief and a particular case which seems to be a counter-example. This perspective shows several common points between phrases including NPIs and phrases including positive polarity items.

Voltaire newtonien : le combat d'un philosophe pour la science
Véronique Le Ru
2005· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)5

International audience

WEATHER VERBS SIFTED THROUGH A MOTION SIEVE
Machteld Meulleman, Katia Paykin
2016· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)5

In cognitive frameworks à la Talmy, the weather verb 'to rain' has been analyzed repeatedly as a motion verb incorporating the figure 'rain' in the verb root. In this contribution we claim that weather verbs can indeed be analyzed as motion verbs, albeit with a very heterogeneous behavior with respect to the presence of the conceptual components figure and path. If 'rain' involves one single figure and path, other weather verbs may involve no or several figures and paths. However, they consistently express manner, both in atmospheric and metaphorical contexts. Despite their conceptual structure as motion verbs, cross-linguistic differences in the availability of weather verbs in Russian and several Romance and West-Germanic languages cannot be accounted for through Talmy's classification of verb-framed and satellite-framed languages as French, Spanish, English and Dutch display a rather similar behavior compared to Russian. Nevertheless this classification is partly verified for weather verbs used metaphorically to express directional motion.

L’analogie est-elle plus explicite que la métaphore ?
Emilia Hilgert
2016· Langue française5doi:10.3917/lf.189.0067

Cet article aborde les propriétés du tour formulaire analogique « A est à B ce que C est à D » dans son expression linguistique du type La sagesse est à l’âme ce que la santé est pour le corps . Elles permettent d’avancer l’idée que le tour analogique à quatre termes est la base même de la métaphore et de la comparaison à deux ou trois termes, qui peuvent être considérés comme ses formes elliptiques. L’argument avancé est le fait que la formule analogique n’explicite pas, comme le disait déjà Aristote, la solution interprétative des formes elliptiques, mais nécessite comme celles-ci un calcul inférentiel pour trouver la relation de ressemblance entre deux entités de catégories différentes.

« L'Ultime scepticisme ». la vérité comme régime d'interprétation
Patrick Wotling
2006· Revue philosophique de la France et de l étranger5doi:10.3917/rphi.064.0479

« L’ultime scepticisme ». La vérité comme régime d’interprétation Sur quelles raisons Nietzsche fonde-t-il sa critique de la vérité et quelles en sont les retombées pour la caractérisation de la pratique philosophique ? La découverte d’un antagonisme entre pensée et vérité établit que l’irréfutable n’est pas assimilable au vrai, et en quoi la vérité est interprétation. Se révèle alors son statut de valeur, ainsi que la logique d’incorporation dont elle relève, qui en fait un genre d’erreur devenu pour nous indispensable. À titre de conséquence, la philosophie ne peut plus se comprendre comme recherche de la vérité, mais bien plutôt comme interrogation sur la valeur de cette valeur et création de « vérités » nouvelles. Le philosophe authentique, esprit libre, est alors à penser comme amateur d’énigmes, sur un modèle épicurien et non plus platonicien.

L’invention de l’invention : archéologie ou idéologie ?
Gabrièle Wersinger-Taylor
2018· Cahiers « Mondes anciens »5doi:10.4000/mondesanciens.2157

Comment expliquer l’inflation, dans les ouvrages des sciences humaines contemporains, de titres commençant par le mot ambigu d’invention ? L’anthropologie qui prétend en avoir fini avec les modèles archéologiques exaltant les « inventeurs grecs » peut-elle se dispenser aujourd’hui d’une réflexion sur le mot invention ? Mais comment se défaire de l’archéologie heurématographique dont l’Altertumswissenschaft et le « Miracle grec » sont les illustrations ? L’usage du concept d’invention chez Gernet et Vernant montre qu’ils ne sont pas parvenus à se défaire totalement d’une interprétation démiurgique et progressiste de l’histoire. Et, si chez Loraux et Detienne l’anthropologie prend conscience de l’auto-référentialité de ses méthodes, le projet d’une critique des « idéologies » n’aura pas pu s’imposer à l’heure où revient en force le paradigme prométhéen de l’innovation dans l’institution de la recherche contemporaine.