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Groupe de Recherche sur la Socialisation

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Top-cited papers from Groupe de Recherche sur la Socialisation

L'homme pluriel. Les ressorts de l'action
Jean-Pierre Durand, Bernard Lahire
1999· Revue Française de Sociologie531doi:10.2307/3322863

L'homme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent etudie dans un seul contexte ou a partir d'une seule dimension. On l'analyse en tant qu'eleve, travailleur, consommateur, conjoint, lecteur, pratiquant d'un sport, electeur, etc. Or, dans des societes ou les hommes vivent souvent simultanement et successivement des experiences socialisatrices heterogenes et parfois contradictoires, chacun est inevitablement porteur d'une pluralite de dispositions, de facons de voir, de sentir et d'agir. S'interroger sur les manieres dont la pluralite des mondes et des experiences s'incorpore au sein de chaque individu, observer son action sur une diversite de scenes, voila l'horizon scientifique vers lequel tend cet ouvrage. Sociologue, l'auteur noue un dialogue avec une partie de la psychologie, de l'histoire, de l'anthropologie et de la philosophie. Ses reflexions debouchent sur le programme d'une sociologie psychologique et s'attachent a mettre en evidence les plis les plus singuliers du social.

La culture des individus
Bernard Lahire
2006· La Découverte eBooks510doi:10.3917/dec.lahir.2006.02

De caricatures en vulgarisations schématiques des travaux sociologiques, on a fini par penser que nos sociétés, marquées par le maintien de grandes inégalités sociales d’accès à la culture, étaient réductibles à un tableau assez simple : des classes dominantes cultivées, des classes moyennes caractérisées par une « bonne volonté culturelle » et des classes dominées tenues à distance de la culture. Dans ce livre qui combine solidité argumentative et ampleur du matériau empirique, Bernard Lahire propose de transformer cette vision simpliste. Il met ainsi en lumière un fait fondamental : la frontière entre la « haute culture » et la « sous-culture » ou le « simple divertissement » ne sépare pas seulement les classes sociales, mais partage les différentes pratiques et préférences culturelles des mêmes individus, dans toutes les classes de la société. Il montre qu’une majorité d’individus présentent des profils dissonants qui associent des pratiques culturelles allant des plus légitimes aux moins légitimes. Si le monde social est un champ de luttes, les individus sont souvent eux-mêmes les arènes d’une lutte des classements, d’une lutte de soi contre soi. Une nouvelle image du monde social apparaît alors, qui ne néglige pas les singularités individuelles et évite la caricature culturelle des groupes.

L’Éducation prisonnière de la forme scolaire ?
Guy Vincent
1994· Presses universitaires de Lyon eBooks496doi:10.4000/books.pul.9522

Le temps des prophéties sur la “déscolarisation” de la société semble bien révolu. Au système de formation, et même à l’école en tant qu’institution de “socialisation”, les responsables politiques ont tendance à demander la solution de tous les “problèmes sociaux” : le chômage, l’insertion des étrangers, l’ordre urbain, etc. Mais, en raison même des ces demandes, l’institution est remise en question car, telle que le passé l’a modelée, elle paraît à certains incapable d’y répondre. D’autres , au contraire, appellent à une sorte de réhabilitation de certaines des fonctions plus ou moins explicites de l’école, en particulier républicaine, notamment l’éducation civique ou même une certaine éducation morale. Il en résulte, dans la presse et dans de nombreux ouvrages, d’incessants débats et polémiques, où les grands moments de l’histoire scolaire sont souvent évoqués. La sociologie, surtout lorsqu’elle se veut historique, ne peut esquiver ce débat. On propose ici un certain nombre d’outils d’analyse sociologique - notamment celui de “forme scolaire” - qui peuvent permettre de penser les changements historiques, y compris ceux qui sont peut-être en train de se produire actuellement.

Down‐regulation of BRCA1 expression by miR‐146a and miR‐146b‐5p in triple negative sporadic breast cancers
Amandine I. Garcia, Monique Buisson, Pascale Bertrand, Ruth Rimokh +4 more
2011· EMBO Molecular Medicine261doi:10.1002/emmm.201100136

Germ-line mutations in the BRCA1 gene strongly predispose women to breast cancer (lifetime risk up to 80%). Furthermore, the BRCA1 protein is absent or present at very low levels in about one third of sporadic breast cancers. However, the mechanisms underlying BRCA1 somatic inactivation appear multiple and are still not fully understood. We report here the involvement of miR-146a and miR-146b-5p that bind to the same site in the 3'UTR of BRCA1 and down-regulate its expression as demonstrated using reporter assays. This was further confirmed with the endogenous BRCA1 gene by transfecting microRNA (miRNA) precursors or inhibitors in mammary cell lines. This down-regulation was accompanied by an increased proliferation and a reduced homologous recombination rate, two processes controlled by BRCA1. Furthermore, we showed that the highest levels of miR-146a and/or miR-146b-5p are found in basal-like mammary tumour epithelial cell lines and in triple negative breast tumours, which are the closest to tumours arising in carriers of BRCA1 mutations. This work provides further evidence for the involvement of miRNAs in sporadic breast cancer through down-regulation of BRCA1.

Quartiers populaires : l'école et les familles
Daniel Thin
1998· Presses universitaires de Lyon eBooks229doi:10.4000/books.pul.12393

La question des relations entre les familles et l'école est une question d'actualité dans les quartiers populaires. Analysant ces relations et les élargissant aux relations avec les animateurs des actions de « soutien scolaire », ce livre montre qu'elles ne peuvent être réduites aux seules questions de la scolarité des enfants. Elles engagent plus profondément une confrontation entre deux logiques divergentes : à un pôle, les logiques scolaires, qui s'inscrivent dans le mode de socialisation dominant dans notre société, le mode scolaire de socialisation ; à l'autre pôle, les logiques socialisatrices des familles populaires, logiques dominées et non légitimes. L'étude de cette confrontation est conduite à travers l'analyse des représentations réciproques, des pratiques socialisatrices des familles, de leurs attentes et de leurs pratiques à l'égard de l'école, des actions mises en œuvre en direction des familles et des résistances de ces dernières aux logiques scolaires. Ce livre apporte un éclairage sur les problèmes de la scolarisation dans les quartiers populaires tout en rejoignant les débats sociologiques à propos des cultures populaires et des relations des classes populaires avec le monde dominant.

Culture écrite et inégalités scolaires
Bernard Lahire
2021· Presses universitaires de Lyon eBooks218doi:10.4000/books.pul.34447

Que signifie « échouer » ou « réussir » à l’école primaire ? Comment comprendre les difficultés éprouvées par des élèves d’origine populaire en lecture-écriture, grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire, expression orale et expression écrite ? Comment se construisent, jour après jour, les processus de production des inégalités scolaires dans les salles de classe ? Ce livre tente de répondre à ces questions, en procédant à l’étude détaillée des pratiques et des productions scolaires d’élèves du CP au CM2 en français. Soulignant le rôle central du rapport au langage dans la production des différences scolaires, l’auteur fonde son analyse sur une sociologie de l’éducation informée des travaux anthropologiques et historiques concernant la spécificité des cultures écrites. Il entend ainsi rendre raison de l’« échec scolaire » du double point de vue d’une anthropologie de la connaissance et d’une anthropologie du pouvoir. Cet ouvrage est issu de l’enquête menée par Bernard Lahire pour sa thèse de doctorat, soutenue en 1990. Trente ans plus tard, les réflexions et analyses qu’il propose n’ont rien perdu de leur actualité. Dans une préface écrite à l’occasion de cette réédition, il souligne le poids de sa propre trajectoire sociale – son statut de transfuge de classe issu d’un milieu populaire – sur le choix de son objet d’étude.

La condition littéraire
Bernard Lahire
2006· La Découverte eBooks183doi:10.3917/dec.lahir.2006.01

Bien que les écrivains soient l'objet d'une grande attention publique, force est de constater qu'on les connaît en réalité très mal. Faute d'enquêtes sérieuses, on se contente bien souvent de la vision désincarnée d'un écrivain entièrement dédié à son art. Et l'on peut passer alors tranquillement à l'étude des textes littéraires en faisant abstraction de ceux qui les ont écrits. Ce livre fait apparaître la singularité de la situation des écrivains. Acteurs centraux de l'univers littéraire, ils sont pourtant les maillons économiquement les plus faibles de la chaîne que forment les différents « professionnels du livre ». À la différence des ouvriers, des médecins, des chercheurs ou des patrons, qui passent tout leur temps de travail dans un seul univers professionnel et tirent l'essentiel de leurs revenus de ce travail, la grande majorité des écrivains vivent une situation de double vie : contraints de cumuler activité littéraire et « second métier », ils alternent en permanence temps de l'écriture et temps des activités extra-littéraires rémunératrices. Pour cette raison, Bernard Lahire préfère parler de « jeu » plutôt que de « champ » (Pierre Bourdieu) ou de « monde » littéraire (Howard S. Becker) pour qualifier un univers aussi faiblement institutionnalisé et professionnalisé. Loin d'être nouvelle, cette situation de double vie - dont témoignaient Franz Kafka et le poète allemand Gottfried Benn - est pluriséculaire et structurelle. Et c'est à en préciser les formes, à en comprendre les raisons et à en révéler les effets sur les écrivains et leurs oeuvres que cet ouvrage est consacré. Il permet de construire une sociologie des conditions pratiques d'exercice de la littérature. En « matérialisant » les écrivains, c'est-à-dire en mettant au jour leurs conditions d'existence sociales et économiques, et notamment leur rapport au temps, il apparaît que ni les représentations que se font les écrivains de leur activité ni leurs oeuvres ne sont détachables de ces différents aspects de la condition littéraire

Portraits sociologiques : dispositions et variations individuelles
Bernard Lahire
2002· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)181

Chaque individu est le « dépositaire » de manières de penser, de sentir et d'agir qui sont les produits de ses multiples expériences socialisatrices. Modelés par un monde social que nous façonnons en retour, nous ne lui échappons d'aucune façon. C'est ce que cet ouvrage met en évidence à travers huit portraits sociologiques de personnes longuement interviewées, à plusieurs reprises, sur des thèmes très différents : l'école, la famille, le travail, les amis, les loisirs et activités culturelles, le sport, l'alimentation, la santé, l'habillement...

L'esprit sociologique
Bernard Lahire
2007· La Découverte eBooks168doi:10.3917/dec.lahir.2007.01

Si toutes les théories du social peuvent a priori prétendre à l’égale dignité scientifique, c’est uniquement dans la mesure où celles et ceux qui les mobilisent acceptent de s’imposer un haut degré de rigueur argumentative, de contrainte méthodologique et de sévérité empirique. Or, à bien considérer l’état réel des productions sociologiques, cela est rarement le cas. Mais qu’est-ce que penser et connaître en sociologue ? Et pourquoi un regard scientifique sur le monde social est-il si important à construire, à défendre et à transmettre ? Issu d’une réflexion sur le travail d’interprétation sociologique mis en œuvre sur des données de nature différente (données d’observation, entretiens, documents écrits, données quantitatives), ce livre aborde des questions centrales dans l’apprentissage de l’esprit sociologique : la description, l’interprétation et la surinterprétation, l’usage sociologique des analogies, les rapports entre objectivation sociologique et critique sociale, entre l’ordre de la pratique et l’ordre du discours, entre sociologie et littérature, etc. Et s’il fallait absolument l’affilier à un genre particulier, un tel ouvrage entrerait sans doute, de par sa tonalité critique et sa volonté d’expliciter sans détour ce qu’est la connaissance sociologique mais aussi ce qu’elle n’est pas, dans la catégorie des anti-manuels.

Devenir anorexique
Muriel Darmon
2008· La Découverte eBooks150doi:10.3917/dec.darmo.2008.01

Comment devient-on anorexique ? La sociologie a-t-elle quelque chose à dire à ce sujet ? On invoque fréquemment la « dictature de la minceur », les représentations médiatiques du corps féminin, les transformations des comportements alimentaires, pour expliquer la multiplication des cas d’anorexie chez les adolescentes. Plus généralement, l’anorexie est très souvent étudiée à travers les discours médicaux, psychanalytiques ou journalistiques qui détiennent sur ce sujet une sorte de « monopole de la parole légitime ». Muriel Darmon a choisi, au contraire, de se tenir au plus près de l’expérience des personnes concernées par la maladie, de leurs propriétés sociales et culturelles, et s’efforce de reconstituer précisément les conduites et les processus qui font que des adolescentes peuvent en venir à être diagnostiquées comme anorexiques. À partir d’entretiens avec des jeunes filles anorexiques hospitalisées ou non, avec leurs enseignants et avec des adolescentes du même âge, cet ouvrage appréhende l’anorexie du point de vue de ses pratiques : pratiques alimentaires, corporelles, mais aussi scolaires, qui trouvent des conditions de possibilité, nécessaires – bien que non suffisantes — dans l’origine sociale, le sexe et l’âge des patientes. Dans ce livre qui renouvelle en profondeur l’approche de cette maladie, Muriel Darmon montre que l’anorexie peut être décrite comme un véritable « travail », une entreprise de transformation de soi qui requiert des dispositions spécifiques et qui s’organise en différentes phases composant une « carrière » anorexique, depuis l’engagement dans un régime jusqu’aux effets de l’hospitalisation et à la sortie de la maladie.

La sociologie des réseaux sociaux
Pierre Mercklé
2011· Repères/Repères117doi:10.3917/dec.merck.2011.01

Avant la mode des réseaux sociaux sur Internet, la notion de « réseau » connaissait en sciences sociales un succès grandissant : les travaux pionniers des anthropologues de l’école de Manchester ou des sociologues du groupe de Harvard ont fait émerger tout un ensemble de concepts, de modèles et de recherches empiriques : cette sociologie des réseaux sociaux consiste à prendre pour objets d’étude non pas les caractéristiques des individus, mais les relations entre eux et les régularités qu’elles présentent, pour les décrire, rendre compte de leur formation, de leurs transformations, et analyser leurs effets sur les comportements. Ce courant, en s’appuyant sur des approches empruntées à l’ethnologie et aux mathématiques, a su ainsi se constituer un domaine propre. Tout en envisageant les apports de la sociologie des réseaux à l’analyse d’objets « relationnels » aussi divers que la sociabilité, l’amitié, le conflit ou la cohésion sociale, cette édition entièrement révisée s’interroge à la fois sur les bouleversements qu’y a introduit depuis les années 2000 le développement des réseaux sociaux sur Internet, et sur la prétention de ce courant à constituer un nouveau paradigme sociologique.

Les Étudiants et le travail universitaire
Mathias Millet
2003· Presses universitaires de Lyon eBooks113doi:10.4000/books.pul.10224

Ce livre propose une analyse des rapports socialement différenciés des étudiants au travail universitaire. S'appuyant sur une enquête comparative conduite, au sein des universités lyonnaises, entre deux filières d'études contrastées, la médecine et la sociologie, l'auteur porte le regard sur les apprentissages étudiants et examine tour à tour les emplois du temps, les dispositifs d'organisation écrits, les pratiques de lecture et d'écriture de ces deux groupes d'étudiants. L'ouvrage montre que les matrices disciplinaires et la nature spécifique des savoirs transmis (leur organisation, leurs traditions...) sont, en plus de la composition sociodémographique des publics, au principe de variations significatives dans les pratiques du travail universitaire et les rapports des étudiants à ce dernier. La sociologie a beaucoup fait pour la mise au jour d'inégalités dans les rapports aux savoirs selon les conditions sociales d'origine des étudiants et pour l'analyse des fonctions de reproduction exercées par le système scolaire dans son ensemble. Elle n'a en revanche guère insisté sur les partages sociaux (dans les manières d'apprendre et dans les rapports aux savoirs) qui peuvent résulter de la fréquentation de savoirs socialement et cognitivement différenciés. C'est à l'aune de cette question, et dans la double optique d'une sociologie de l'éducation et des savoirs, que l'auteur se propose d'analyser les pratiques du travail universitaire des étudiants.

Sucesso Escolar nos Meios Populares. As Razões do Improvável
Bernard Lahire
1997· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)105

Que diferenças presentes nos meios populares podem explicar as variações de aproveitamento escolar em crianças de séries iniciais? O Autor demonstra nesta obra que o bom ou mau desempenho escolar não estão necessariamente ligados às condições socioeconômicas do aluno. Ao contrário, há crianças pobres com grande rendimento escolar e vice-versa, demonstrando que existem razões culturais mais amplas para explicar o sucesso e o fracasso escolar.

L’enfance des loisirs
Sylvie Octobre, Pierre Mercklé, Christine Détrez, Nathalie Berthomier
2010103doi:10.3917/deps.detre.2010.01

L'ouvrage propose une enquête sociologique sur les comportements culturels de près de 4 000 enfants de 11 ans à 17 ans. Il analyse en quoi les loisirs sont des espaces d'expression d'un rapport à la culture et plus largement au monde. Il note que filles et garçons occupent des espaces culturels distincts : Barbie et goût de la conversation versus football et jeux vidéo. Il met en lumière la construction des différences de genre, socialement situées, dans l'espace des loisirs, le jeu des influences - école, institutions culturelles, copains, médias… - et la faculté des enfants à les métisser souvent de façon très originale et créative pour se construire un goût ou une personnalité. Au-delà des trajectoires communes, chaque parcours individuel est le fruit d'un processus de construction, fait de découvertes, de choix ainsi que de renoncements. L'ouvrage invite à la découverte de la fabrique des loisirs de l'enfance. Une analyse sociologique fine et fouillée illustrée, par des « rencontres » où des jeunes livrent aussi leurs goûts et leurs préférences en matière de loisirs.

Vivre en maison de retraite
Isabelle Mallon
2005· Presses universitaires de Rennes eBooks102doi:10.4000/books.pur.24276

Le monde des maisons de retraite est mal connu, sinon par ceux qui le côtoient quotidiennement, personnels des établissements, soignants ou proches des résidents qui viennent y finir leur vie. Les représentations sociales ont tendance à faire des personnes hébergées dans ces établissements soit des vieillards isolés et démunis, soit des individus placés, en raison de handicaps lourds, par les services sociaux ou par leur famille. La maison de retraite apparaît comme un lieu contraignant à l'extrême, qui limite fortement la liberté des résidents, voire leur autonomie, en raison des exigences de la vie collective, et qui de ce fait accélère le vieillissement. À partir d'une enquête auprès de personnes âgées résidant dans huit établissements d'hébergement collectif, cette recherche propose de porter un autre regard sur la vieillesse et le vieillissement en institution. S'attachant, à travers le point de vue des résidents eux-mêmes, à analyser ce que les personnes âgées font de l'institution, plutôt qu'à ce qu'elle leur fait, elle montre qu'il est possible, à certaines conditions sociales, de créer une vie équilibrée en maison de retraite. Certains résidents parviennent à y construire leur dernier « chez-soi », selon des modalités variées, même si d'autres peinent à retrouver un équilibre dans cette vie très collective. Outre les différentes formes de vie possibles dans ces institutions, elle décline également les différents processus de vieillissement qui y sont à l'œuvre. Au-delà de la maison de retraite, cette enquête propose donc une réflexion globale sur la vieillesse, le vieillissement, et la place que notre société ménage aux plus vieux d'entre nous.

Le psychiatre, la sociologue et la boulangère : analyse d'un refus de terrain
Muriel Darmon
2005· Genèses100doi:10.3917/gen.058.0098

<titre>R&#233;sum&#233;</titre>Les n&#233;gociations d&#8217;entr&#233;e sur le terrain peuvent constituer un mat&#233;riau particuli&#232;rement riche. L&#8217;analyse d&#233;taill&#233;e d&#8217;un refus de terrain survenu dans le monde m&#233;dical au cours d&#8217;une recherche sociologique sur l&#8217;anorexie fournit tout d&#8217;abord une contribution &#224; l&#8217;&#233;tude des situations o&#249; l&#8217;enqu&#234;teur se trouve dans une position domin&#233;e. Elle permet ensuite d&#8217;engager une sociologie de la place de la sociologie dans l&#8217;espace des discours sur la maladie mentale, et des rapports pratiques entre sociologie et psychologie.

La construction sociale du corps
Geneviève Vinsonneau
2002· VEI enjeux89doi:10.3406/diver.2002.7780

Vinsonneau Geneviève. La construction sociale du corps. In: VEI enjeux, hors-série n°6, 2002. Enseigner en milieu ethnicisé face à la discrimination. Actes du colloque du Réseau Interculturel et Éducation – mai 2002. pp. 150-153.

Le sentiment d'efficacité personnelle dans l'apprentissage et la formation : quel rôle joue-t-il ? D'où vient-il ? Comment intervenir ?
Benoît Galand, Marie Vanlede
2004· Savoirs85doi:10.3917/savo.hs01.0091

Résumé Cet article passe en revue les recherches empiriques concernant les croyances d’efficacité personnelle dans le domaine de l’enseignement et de la formation. Trois questions principales sont abordées : Que sait-on du rôle du sentiment d’efficacité dans l’apprentissage ? Quelles sont les sources du sentiment d’efficacité dans le domaine de l’apprentissage formel ? Quelles sont les interventions éducatives possibles afin d’accroître le sentiment d’efficacité personnelle des apprenants ? Les résultats passés en revue indiquent que les croyances d’efficacité ont des effets non négligeables sur l’engagement, les performances et la trajectoire de formation des apprenants. D’autres résultats permettent de mieux cerner les sources d’information qui influencent ces croyances d’efficacité. Nombre de recherches présentées offrent des pistes d’action pour des interventions pédagogiques. Globalement, les études présentées démontrent qu’il est possible de soutenir le développement des compétences et du sentiment d’efficacité des apprenants, même quand ceux-ci ont un niveau initial de compétence très bas.

Franz Kafka
Bernard Lahire
2010· La Découverte eBooks84doi:10.3917/dec.lahir.2010.01

(Quatrieme de couverture) Est-il possible de percer les mysteres de la creation litteraire ? La sociologie peut-elle entrer dans la chair meme des oeuvres ? Est-elle en mesure de se confronter a des oeuvres particulierement difficiles, voire etranges ? Bernard Lahire s'est confronte a l'un des plus grands representants de la litterature d'avant-garde, Franz Kafka, qui a laisse une oeuvre jugee le plus souvent enigmatique et formellement inventive. Il y avait donc un veritable defi scientifique a montrer ce dont la sociologie est capable sur un terrain qui ne lui est, a priori, pas favorable. Pourquoi Franz Kafka ecrit-il ce qu'il ecrit comme il l'ecrit ? Pour repondre a la question, Bernard Lahire examine, grâce aux outils de la biographie sociologique, la fabrication sociale de l'auteur du Proces, depuis les primes experiences familiales jusqu'aux epreuves les plus tardives. Ce faisant, non seulement il saisit les raisons qui le conduisent a etre attire par la litterature, mais il se donne les moyens de comprendre les proprietes formelles et thematiques d'une oeuvre travaillee par les elements constitutifs de sa problematique existentielle. Dans ce livre magistral qui, au-dela du cas de Kafka, pose les fondements d'une theorie de la creation litteraire, les oeuvres apparaissent comme autre chose que des solutions esthetiques a des problemes formels ou que des manieres de jouer des coups dans un champ litteraire . Elles sont aussi des points de vue sur le monde, des manieres formellement specifiques de parler du monde mises en oeuvre par des createurs aux experiences sociales singulieres. La naissance du lecteur doit se payer de la mort de l'auteur , ecrivait Roland Barthes. Pour sa part, la lecture sociologique doit au contraire faire renaitre l'auteur - un auteur socialise et non sacralise - pour rendre raison de ses textes.

Élire domicile
Jean-Yves Authier, Catherine Bonvalet, Jean-Pierre Lévy
2010· Presses universitaires de Lyon eBooks76doi:10.4000/books.pul.4821

Où décide-t-on d'habiter ? Comment s'opère le choix du logement, du quartier, du statut d'occupation ? À ces questions de base répondent ici des chercheurs de différentes disciplines (sociologie, géographie, économie, démographie...), travaillant dans des contextes nationaux divers. Les réponses apportées, tout en soulignant le poids fort des contraintes (économiques, sociales, contextuelles...), montrent l'existence d'options mouvantes, incertaines, justifiant une analyse approfondie.