Migrations Internationales, Espace Espaces et Sociétés
facilityPoitiers, Nouvelle-Aquitaine, France
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Top-cited papers from Migrations Internationales, Espace Espaces et Sociétés
The purpose of this paper is to provide an overview and characterisation of the rejection of the European Constitutional Treaty by a majority of voters in France's referendum held on 29 May 2005. Whilst pointing to the salience of political discontent with the incumbent right-wing government and some elements of the longstanding crisis in French national party politics, the analysis places the emphasis on the central role played by social issues in the referendum, the transposition at the European level of the mechanism of the evaluation by voters of traditional parties' performances and responsiveness to the country's social malaise and the unilateral termination by a majority of left-wing voters of the ‘social welfare and economic growth’ confidence pact that they had made with their national political elites on the occasion of the Maastricht referendum in 1992.
A travers la presentation critique de nombreux auteurs, principalement de langue anglaise, ce livre montre comment une problematique sociologique de l'ethnicite a pu se constituer : par deplacement d'une conception fixiste du groupe ethnique vers une conception flexible et dynamique pour laquelle les divisions ethniques doivent constamment s'etablir et se reproduire. La deuxieme partie presente la traduction du texte fondamental de l'anthropologue F. Barth sur les frontieres ethniques
This book analyzes the aims, activities and structures of cross border migrant organizations in four European countries of arrival and seven countries of origin, exploring different patterns of cross-
Résumé Jamais projet migratoire vers le Nord n’a rencontré autant de suffrages parmi les jeunes Sahéliens et nourri autant de rêves. Pourtant, le jeune migrant n’est pas « l’affamé » confronté au dilemme existentiel : partir ou mourir. Solidarité familiale et solidarité communautaire épargnent à la plupart de ces jeunes une misère individuelle et une clochardisation. Mais cette dernière semble se révéler éminemment pesante pour les bénéficiaires, produisant chez eux une souffrance qui est l’impossible réalisation sociale. Rapportés à cette problématique de la réalisation ou de l’impossible réalisation individuelle, les projets migratoires prennent tout leur sens et on comprend qu’ils se présentent comme un engagement extrême sans mesure apparente avec leurs conditions de vie matérielles. Loin d’une vision simplement idyllique, la solidarité s’avère avoir un prix. Son envers est souvent une minorisation sociale oppressante. Dès lors, l’exil se pose comme issue et comme moyen d’autonomisation et de réalisation individuelle.
Note: Equipe MIT - Mobilites, Itineraires, Territoires Reference LAC-BOOK-2002-001 Record created on 2007-10-25, modified on 2017-12-25
International audience
This special issue opens up a conversation between three multidisciplinary fields: memory studies, diaspora studies and refugee studies. The introductory paper articulates an analytical framework addressing various forms of memories of displacement. It defines the concepts of exilic and diasporic memories with regard to the classical and post-modern conceptions of diasporas and shows, beyond their formal opposition, the extent to which these two notions interrelate. The article continues by highlighting four themes that cut across the collection of papers in this special issue: the relationship between individual and collective memories; the diversity of actors (re)producing memory narratives; the transmission, negotiation and contestation of memory across space and between generations; and the confrontational and syncretic dynamics which between different types of memories. To conclude, the paper addresses the political implications of the production and dissemination of memories of displacement.
This paper focuses on the contribution of fluvial geomorphology to flood management. We define what fluvial geomorphologists understand by “fluvial risk” and examine the relationship between fluvial geomorphology and fluvial hazards. The paper details how fluvial geomorphology can present innovative approaches to flood prevention, river maintainance and floodplain restoration. Management of soil erosion and floodwaters is the key question in the plateaus and plains of northern France. In mountainous terrain, strong connectivity between the slopes and high order streams induces permanent risk for local people living near the river, on alluvial fans or on the lower river terraces as demonstrated in the French Alps and in Nepal Himalayas. Management of debris flows resulting from interaction of erosion processes on the slopes and valley bottom is of fundamental importance. The paper highlights the diversity of concepts and methods, such as hydrogeomorphological mapping, sediment budget and functional flood areas, developed by fluvial geomorphologists in order to understand spatio-temporal variability of flood hazard and induced flood risk in temperate, Mediterranean and mountainous areas. The discussion places the existing research in the context of the main ecological issues, future climate change and the constraints imposed by the land-use conflicts, political and social choices and the need to preserve natural heritage.
Si les « races » humaines n’existent pas, des groupes racisés existent, constitués d’individus qui tendent à être traités comme l’incarnation de leur groupe d’appartenance et doivent donc apprendre à « faire avec ». Mais plutôt que de considérer ces groupes comme un objet scientifique, cet article leur substitue un objet processuel et contextualisé. La première partie de cet article précise donc les modalités théoriques de construction de cet objet avant de le replacer dans le contexte français contemporain, marqué par le retour de la catégorie « Noirs » dans l’espace public. La deuxième partie présente une approche compréhensive du processus subjectif de racisation par lequel on devient « Noir », basée sur l’analyse de la parole de personnes pouvant être ainsi catégorisées. Ce processus est découpé en quatre grandes formes, liées mais analytiquement distinctes, faisant chacune l’objet d’un développement : la racialisation, l’altérisation, la conscientisation et l’adaptation à la situation subordonnée. Enfin, la troisième partie conclusive revient sur la dimension collective des processus d’ethnicisation et de racisation et leurs conséquences en termes d’action collective.
Dans le changement en profondeur du regard porté sur le domaine des migrations internationales, les questions d’espace, de spatialité, de territorialité ont pris une place croissante à l’intérieur du champ scientifique : rapport des migrants aux lieux et aux espaces matériels, sociaux, politiques ou idéels reliés par ces migrations, pratiques sociales développées à travers des espaces transnationaux, architecture des constructions identitaires à différentes échelles ou encore espaces normatifs ou réglementaires. L’auteur, géographe, s’attache à la spatialisation croissante des modes d’analyse, et faisant un retour sur la notion de champ migratoire, s’interroge sur le sens fort dont ce terme reste porteur dans l’ordre des spatialités, sur la charge tensionnelle et la puissance évocatoire contenues, sur la capacité de ce type de structures à se maintenir dans le temps et dans la durée, dans le cadre de la dynamique profonde des espaces de mobilité mondialisés.
partie, sous quelque forme et de quelque manire que ce soit, est interdite sauf accord pralable et crit de l'diteur, en dehors des cas prvus par la lgislation en vigueur en France. Il est prcis que son stockage dans une base de donnes est galement interdit.
Si la question des villes en décroissance, ou Shrinking Cities, est de plus en plus étudiée en Europe comme aux États-Unis, elle ne fait jusque-là l’objet que d’un intérêt très limité en France. En effet, peu de travaux de recherche ont été consacrés à la décroissance urbaine, et les politiques urbaines, du moins au niveau national, s’en sont peu préoccupées. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que ce processus n’a pas atteint, en France, le seuil critique qui en ferait un enjeu académique ou politique. Afin de vérifier cette hypothèse, cet article a pour but de mesurer l’ampleur du processus des villes en décroissance en France. Il s’agit de comprendre si ce phénomène des Shrinking Cities, reconnu au plan international, est aussi marginal que le manque d’intérêt qu’il suscite en France le suggère, ou si son évolution actuelle pourrait conduire à la prise en compte de son existence au niveau national.
International audience
À partir d’une revue de la littérature académique, cet article opère un examen critique de la mobilisation du concept de résilience dans le domaine de l’adaptation au changement climatique dans les systèmes urbains. Il s’interroge tout d’abord sur les véritables raisons de l’engouement actuel autour de ce concept, se pose ensuite en rupture avec la vision dominante de la face opposée considérant le couple vulnérabilité/résilience comme le revers d’une même médaille aux polarités inversées (négative versus positive) et discute, enfin, l’idée de plus en plus communément admise que la résilience représenterait un nouveau paradigme de la gestion des risques et de la planification urbaine durable en lien avec le changement climatique.
Deux caractères morphologiques objectifs définissent une diaspora : la multipolarité de la migration et l' interpolarité des relations. À ceux-ci s'ajoute une autre caractéristique : la perception d'exterritorialité, forme particulière de représentation de soi dans l'espace. Elle suppose une prise de conscience de la configuration spatiale de la diaspora et le développement d'une culture, conduisant à optimiser les ressources spatiales. La migration internationale chinoise se voit progressivement comme une diaspora. La position d'exterritorialité, la perception de ce non- lieu, de cette a-topie est une étape indispensable comme intellectualisation du fait morphologique de la diaspora pour établir et améliorer son propre fonctionnement, lui permettant de concevoir cette sorte d'utopie qui consiste à rêver de soi-même dans une vie hors du territoire.
L’espace agricole c’est d’abord des agriculteurs, mais il est aussi utilisé par les habitants locaux, par les visiteurs (en particulier des villes voisines) et par les touristes, pour exercer des loisirs tels que les promenades pédestres, équestres ou en VTT, la chasse, la pêche ou la cueillette. En un même lieu, l’agriculteur habite et travaille, le promeneur ou le chasseur circulent et se récréent. À l’échelle des territoires comme à l’échelle des parcelles, cela illustre et questionne la multifonctionnalité de l’espace agricole. Pour les individus, cela entraîne des contacts directs, et ces rencontres entre agriculteurs et usagers peuvent mettre leur tolérance à l’épreuve. Plus généralement, la fonction récréative de l’espace agricole concourt-elle à l’utilité sociale des agriculteurs ? Joue-t-elle un rôle significatif dans la qualité de vie des citoyens ? L’ouvrage, qui porte à la connaissance du public les résultats d’une décennie de recherches, balaie quelques idées reçues. Non, ce ne sont ni les touristes, ni les citadins qui fréquentent le plus l’espace agricole français, mais ce sont d’abord les habitants du coin ! Non, la fonction récréative n’est pas l’apanage des espaces agricoles montagnards, c’est au premier chef une fonction sociale essentielle des régions agricoles intensives du grand Nord-Ouest et des périphéries urbaines ! Non, le droit de propriété n’est pas suffisant pour comprendre les règles d’usage, car il est mâtiné de tolérance et de jeu… Contrairement au tourisme à la ferme, les loisirs en espace agricole concernent quasiment toutes les exploitations, et les deux tiers de la population. Ils permettent aux agriculteurs et aux usagers, autour de valeurs comme le travail, la nature, la propriété, de construire une expérience de l’altérité dans un espace agricole effectivement partagé, hybridé d’espace privé et d’espace public. S’appuyant sur une connaissance précise du terrain et un faisceau d’enquêtes en Illeet-Vilaine, l’auteur illustre de cartes originales la cohabitation entre loisirs et agriculture à l’échelle du parcellaire, et montre que les agriculteurs, en régulant les usages, construisent un « assolement récréatif » de leur exploitation. Il explique pourquoi les nombreuses gênes ressenties par les uns ou les autres se résolvent généralement en accords informels, et rarement en conflits ouverts. Avec une ouverture pluridisciplinaire, il développe les fondements géographiques de ces interactions sociales. L’ouvrage s’adresse aux médiateurs territoriaux et animateurs de territoires, aux chercheurs, enseignants, aménageurs et étudiants qu’intéresse une réflexion de fond sur la multifonctionnalité et le partage de l’espace (bien au-delà du seul espace agricole), mais aussi aux usagers des loisirs et aux agriculteurs qui souhaitent mieux maîtriser la dimension territoriale de leurs pratiques.
ditorial. Les mdias des minorits ethniques. Reprsenter l'identit collective sur la scne publique Ethnic minority media. Representing collective identity on the public sphere Les medios de comunicacin de minoras tnicas. Representar la identidad en la escena pblica
Les travaux sur l'enfance et la jeunesse se sont multipliés depuis les années soixante. Pour autant la prise en compte de l'espace et en particulier des espaces de vie reste souvent balbutiante, marginale ou encore trop générale alors même que les conditions et le cadre de vie jouent un rôle de plus en plus fondamental dans le développement des individus et des sociétés. Quels sont aujourd'hui les espaces de l'enfance et de la jeunesse ? Comment évoluent-ils ? Comment ces espaces avec la diversité des dimensions qui les constituent participent-ils au développement et à la socialisation des enfants et des jeunes ? Quels regards permettent-ils de porter sur l'enfance, la jeunesse et leur place dans les sociétés d'aujourd'hui ? Quelles sont les formes et pratiques des espaces quotidiens aujourd'hui et comment participent-elles à la représentation de l'espace des enfants et des jeunes ? Au-delà des périmètres géographiques et du cadre matériel, les espaces de vie sont aussi définis à partir de la vie sociale qui y prend place et des relations interpersonnelles (tout autant verticales qu'horizontales). Dans quelles mesures ces relations aux autres concourent-elles, délimitent-elles, ou encore produisent-elles les espaces de vie des enfants et des jeunes ? Observe-t-on des transformations des rapports interpersonnels dans les espaces de vie d'aujourd'hui et comment sont-elles vécues ? Enfin, l'exploration des rapports à l'espace des enfants et des jeunes suppose de considérer en amont tout autant les modèles de l'enfance que leur prise en compte dans les sociétés, en particulier par les politiques publiques. L'ouvrage réunit ici un ensemble de textes où les enfants et les jeunes sont observés et questionnés dans des espaces de vie variés, parfois très spécifiques de l'échelle micro (le logement) à l'échelle plus large comprenant le quartier, la ville, etc. dans des contextes internationaux originaux. Une sélection de textes qui permet autant de faire un état des lieux sur le rôle des espaces quotidiens dans la vie et le développement des enfants et des jeunes dans les sociétés contemporaines que de sensibiliser, grâce à l'approche pluridisciplinaire, aux démarches méthodologiques et empiriques, parfois très singulières, entreprises pour saisir et questionner le rapport à l'espace.
The chapters gathered in this volume undertake to examine the conditions and impact of the closure of borders on African soil. All of the chapters have a marked empirical grounding in detailed studies of a range of geographical areas (Senegal, Mali, Morocco, Mauritania, South Africa, Niger, Togo, Gambia and Ghana). The common purpose of these studies is to provide contextualized descriptions of contemporary African migrations, but also to reconstruct the different understandings of the phenomenon among actors concerned at some level with migration, starting with the migrants themselves.
Rapport pour le Ramphal Centre du Commonwealth, la Food and Agriculture Organisation (FAO)