Patrimoines, Transmissions, Héritages
facilityNamur, Belgium
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Top-cited papers from Patrimoines, Transmissions, Héritages
n The Catechumenate in Late Antique Africa (4th-6th centuries) Matthieu Pignot explores how individuals became Christian in ancient North Africa. Before baptism, converts first became catechumens and spent a significant time of gradual integration into the community through rituals and teaching. This book provides the first historical study of this process in African sources, from Augustine of Hippo, to canon of councils, anonymous sermons and 6th-century letters. Pignot shows that practices varied more than is generally assumed and that catechumens, because of their liminal position, were a disputed and essential group in the development of Christian communities until the 6th century at least. This book demonstrates that the catechumenate is key to understanding the processes of Christianisation and conversion in the West.
Dans la Vie de Lucullus, Plutarque mentionne que la monnaie produite par les soins de L. Lucullus dans le Péloponnèse durant la première guerre mithridatique fut appelée « lucullienne », désignation confirmée par un acte d’affranchissement delphique de la fin du ier s. av. J.-C. Cet article tente d’abord d’inscrire la production de ce monnayage dans le contexte militaire et financier des opérations syllaniennes en Grèce continentale. Sont ensuite réexaminés systématiquement les éléments en faveur de l’identification traditionnelle des monnaies « luculliennes » avec les stéphanéphores syllaniens. Loin de se contredire, le texte de Plutarque et les monogrammes renvoyant au « questeur Marcus », le frère de L. Lucullus, indiquent une collaboration des deux personnages à différents niveaux de la production monétaire. Enfin, on ne peut reconnaître les « luculliennes » dans certaines des dernières émissions de la ligue achéenne, dont la datation au ier s. est elle-même douteuse.
La présente étude est consacrée aux sociétés constituées pour l’exploitation des mines lauréotiques au ive s. av. J.-C. On tente d’y préciser les droits et obligations des différents partenaires, ainsi que les principes qui présidaient à la répartition de ces droits et devoirs entre associés. Les textes des orateurs constituent le point de départ de cette enquête ; des parallèles sont ensuite établis avec l’affermage des taxes et les contrats publics, mais aussi avec des conventions conclues entre particuliers transmis par les papyri égyptiens. On y discute également de la notion de « responsabilité collective » dans le droit athénien.
This study tries to identify the main parameters determining the rhythm and scale of annual coin production in Athens by considering first the profitability of the Laurion mining district. The next stage is to clarify the relationships between mining activity and monetary production by examining epigraphic documents from Athens and Delphi dealing with coin manufacture. The main conclusion is that the greatest part of the Laurion silver was converted into Athenian coins by mine lessees to defray their operating costs.
The 13th century portable bibles have always been admired for their very thin and high-quality parchment, but questions have also risen about the animal origin and the manufacturing techniques used for the production of their writing support. Various hypotheses have been put forward on this subject. This contribution tries to review the knowledge concerning this material, to identify the differences between the parchment of French, Italian and English origin and to estimate the number of skins that were used for this production. Finally, this paper evaluates the role of the thickness of the parchment, measured ins trumen tally on 93 manuscripts, in the miniaturisation process of the Bible in the 13th century.
What is the nature of the connections between ideology and utopia? This contribution proposes to reconsider this question starting from the work of Karl Mannheim, as well as being based on – and even improving upon – the reading of Paul Ricoeur. The objective is to trace the compact dialectic between ideology and utopia in the perspective of Mannheim\'s criterion of a time gap, and then to analyze his treatment of “utopian consciousness”. Such an examination allows us to demonstrate that utopia in Mannheim’s sense above all characterizes a virtuality that affects the present, and that his typology of the forms of utopian consciousness reveals itself to be an original manner of sociologically addressing the temporal structuring of consciousness. Contrary to Ricoeur’s reading, the task of the sociologist is less to definitively establish a "true" relationship with social reality than to highlight a "right" relationship with the present, one that is equidistant from both ideological backwardness and utopian advancement.
Cet article a pour point de départ un passage des 'Fastes' d’Ovide (VI, 433-436), où le poète évoque de façon synthétique la place qu’occupe le Palladium dans l’idéologie religieuse du Principat augustéen. Bien qu’une émission monétaire de César ait représenté Énée emportant le Palladium lors du sac de Troie, cette version du mythe ne fut guère mise à l’honneur sous Auguste. Si l’identité du héros qui apporta le 'pignus imperii' à Rome n’est pas connue avec certitude, l’essentiel, aux yeux d’Ovide, est que la statuette soit désormais conservée à Rome, dans le temple de Vesta, une déesse qui joue un rôle de premier plan dans l’idéologie religieuse augustéenne.
Tite-Live T. Livii Patavini, historicorum omnium Romanorum longe uberrimi, et facile principis libri omnes, quotquot ad nos pervenere, nove editi, et recogniti, et ad vetustissimorum manu exaratorum codicum Fuldensium, Moguntinensium & Coloniensium fidem emendati a Francisco Modio Brugensi [...] Francofurti : impensis Sigism. Feyrabendii & sociorum, 1588 R16C0054 Cet imposant volume in-folio s’ouvre sur une page de titre à la disposition typographique très dense, mais rythmée par une série de...
editorial reviewed
This communication, devoted to the restriking of coins in the Greek world during Antiquity, first proposes a qualified assessment of the results of elemental analysis that aim to deter-mine the provenance of the coined metal. Then, drawing on those results and on literary sources, it tries to shed light on conditions of metal supply (in the form of coins or ingots) of mints like Athens, Siphnos and Thasos, leading thus to the development of analytical models that aim to im-prove our understanding of the phenomenon of restriking and the part it played in Greek coinage.
La narration des origines de la seigneurie d’Ardres donnée par Lambert dans son Histoire des comtes de Guînes et des seigneurs d’Ardres a fasciné les historiens, qui ont voulu y reconnaître les traits caractéristiques de la formation des seigneuries castrales au XIe siècle et un fond légendaire commun aux récits de fondation dynastique. Ils n’en ont cependant pas fait une critique en règle. Or, une confrontation avec les écrits d’archive montre que Lambert s’est livré à un maquillage mémoriel en escamotant le souvenir de l’appartenance du premier sire d’Ardres, Arnoul Ier, à un large groupe de parenté implanté en différents lieux du comté de Guînes ; un souvenir bien vivant dans la mémoire collective des habitants d’Ardres, ouvertement dénigré par Lambert, mais corroboré dans ses grandes lignes par les sources diplomatiques. C’est sa vision dogmatique du lignage patrilinéaire qui a poussé Lambert à inventer de toutes pièces un passé de substitution (légende d’Adèle de Selnesse et de ses maris flamands) afin de déconnecter radicalement les sires d’Ardres de toute parenté périphérique.
Si le XVIIIe siècle est généralement qualifié de « Siècle des Lumières », cette période se caractérise également par un véritable « retour à l’antique » au sein des différents États européens. Cet engouement, conforté par de nombreuses découvertes archéologiques dont les premières fouilles à Herculanum et à Pompéi (1738 et 1748), se manifeste notamment dans le domaine des recherches portant sur l’Antiquité romaine : les textes des Anciens font l’objet d’une relecture critique tandis que les antiquaires, ces érudits collectant et étudiant les objets et les monuments antiques, développent de nouvelles approches permettant d’analyser les traces archéologiques. L’étude et la réception de l’Antiquité romaine au cours du XVIIIe siècle constituent un domaine de recherche relativement peu traité mais particulièrement riche et fécond : il fournit un éclairage intéressant non seulement sur l’histoire intellectuelle du Siècle des Lumières mais aussi sur l’histoire politique – les autorités « éclairées » prenant à cœur de mettre en valeur le passé romain des régions qu’elles administraient – et sur l’histoire sociale de cette période – les antiquaires travaillant souvent collectivement dans le cadre d’académies ou par le biais d’une correspondance. Ce volume propose un panorama vaste mais structuré illustrant les liens existant entre antiquarisme, histoire romaine et Lumières.
L'objectif de cet ouvrage sera de mettre au jour et en perspective les conditions de vie des patients pris en charge par les institutions psychiatriques belges pendant l'occupation de 1914-1918.00Derrière l'image consensuelle d?une petite Belgique unie dans l?adversité du premier conflit mondial, se dessinent des réalités bien complexes. Un des angles morts de ces années de guerre réside dans le sort des patients psychiatriques. Internés dans des grandes structures, tributaires des rations officielles, ceux-ci sont touchés par une surmortalité hors norme. Sans que cela n'émeuve grand monde? L?ouvrage est consacré à l'analyse de ce processus de fragilisation, encore très peu étudié. Des chapitres thématiques alternent avec l'évocation d'une certaine Élise qui a vécu ces événements de l?intérieur.
Les contributions qui composent ce numero de Phantasia sont issues d’un seminaire qui s’est tenu durant l’annee 2017-2018 dans le cadre du projet ARC « Philosophie critique de l’a-venir. Temporalite, imagination, utopie » (2015-2020)1 qui reunit des chercheurs de l’Universite Saint-Louis – Bruxelles (Centre Prospero - Langage, image et connaissance) et de l’Universite de Namur (Departement de Philosophie, Institut ESPHIN). Le seminaire portait sur le dernier texte de Walter Benjamin, ses fameuses theses Sur le concept d’histoire (1940), theses denses et souvent delicates a interpreter comme l’anticipait lui-meme Benjamin dans sa correspondance a l’egard d’un texte qu’il ne destinait pas a la publication2. Il s’agissait pour chacun des intervenants – essentiellement des non specialistes de la pensee de Benjamin – de proposer une lecture du texte en s’appuyant sur certaines problematiques privilegiees dans le projet ARC et/ou a partir de leurs propres preoccupations de recherche. Bien qu’il demeure particulierement perilleux d’isoler l’une ou l’autre these en particulier pour en tenter une lecture immanente, chacune des contributions privilegie neanmoins certaines d’entre elles, tout en proposant, pour la plupart, des incursions et/ou des mises en perspectives a partir d’autres parties de l’œuvre benjaminienne. Il en resulte des contributions a chaque fois singulieres, mais qui toutes pourtant abordent d’une facon ou l’autre les thematiques qui ont traverse l’ensemble du semina
Dans le cadre de ce colloque, qui a posé la question cruciale de la transmission du message iconographique monétaire, des émetteurs aux destinataires, nous avons proposé une réflexion sur les monnayages grecs de la période hellénistique tardive signés par des magistrats de Rome ou présentant dans leurs types des allusions au pouvoir romain. Sans prétendre à l’exhaustivité, nous avons examiné les principaux symboles choisis par les autorités émettrices – romaines et grecques – pour évoquer l’'imperium Romanum' (représentations de Roma ou d’autres divinités typiquement romaines, les faisceaux, la 'sella curulis', etc.), avant d’analyser dans cette perspective la diffusion des portraits monétaires, qui annonce le monnayage impérial.
Abstract Le Policraticus de Jean de Salisbury constitue sans nul doute le plus bel exemple de l’amour de Jean pour les textes classiques. Ce texte, d’une complexité rare, tant du point de vue des idées que de la langue, est aujourd’hui bien connu, à tout le moins en ce qui concerne son contenu. Si plusieurs auteurs ont tenté d’en mesurer le succès durant les derniers siècles du Moyen Âge, en particulier l’influence qu’il put avoir sur tel ou tel auteur, on est encore peu informé sur sa diffusion manuscrite. Cet article se propose d’offrir un nouvel éclairage sur le statut du texte et son emploi tel que pensé par Jean de Salisbury à travers l’étude des manuscrits produits et conservés du Policraticus . Grâce à une analyse exhaustive des plus anciens témoins manuscrits de l’oeuvre, on a pu relever une série d’annotations, transcrites dans les marges des manuscrits. Elles apportent un nouvel éclairage sur le rapport entretenu par Jean de Salisbury avec son propre texte. L’objectif de cette étude vise donc à mobiliser les tout premiers manuscrits du Policraticus en tentant d’expliquer la place occupée par les nombreuses annotations qui jalonnent le texte de l’humaniste anglais, tout en s’interrogeant sur leur paternité.
Retraçant l'histoire de la littérature latine de l'Antiquité, depuis ses débuts au IIIème siècle av. J.-C. jusqu'au VIème siècle de notre ère, cet ouvrage s'est imposé depuis sa parution comme une référence dans le domaine des lettres classiques. Il est à présent offert au public francophone, enrichi d'une importante mise à jour bibliographique. Par sa structure systématique, le livre se prête autant à une lecture suivie qu'à une consultation plus ponctuelle, facilitée aussi par le volumineux index. Tout en suivant une approche chronologique, il accorde une place privilégiée aux genres littéraires, présentés dans une série de chapitres diachroniques qui n'ont guère d'équivalent dans les manuels francophones. Autre spécificité, l'attention portée à la permanence des œuvres latines de l'Antiquité dans les lettres et les arts: la présentation de chaque auteur s'achève par un aperçu - d'ampleur inégalée dans les ouvrages correspondants - de son influence sur la littérature latine postérieure et sur les écrivains, artistes et penseurs qu'il inspira, du Moyen Âge à nos jours. À la fois érudite et accessible, cette histoire de la littérature n'est pas seulement un outil de travail précieux pour les étudiants et professeurs en lettres classiques et modernes, mais offre, à toutes les personnes qu'intéressent la culture européenne et ses racines antiques, une introduction idéale à notre héritage latin.
Resume . — Cette etude se compose de deux parties. La premiere decrit la composition du livre I de Diodore sur l’Egypte et reexamine, section par section, la question des sources de l’historien. La seconde releve et analyse un certain nombre d’erreurs que comporte le texte de sa section historique (chapitres 45-68), en vue d’en determiner les raisons. Il est question d’abord du monument ( μνήμα ) d’Osymandyas, connu de nos jours comme le Ramesseum : l’analyse porte sur les donnees metriques (mesures des structures architecturale et des statues) et les reliefs militaires du second peristyle (guerre contre les Bactriens), ainsi que la designation du μνήμα comme un τ ά φος au chapitre 49. Il est question ensuite de la succession des rois d’Egypte anterieurs a Psammetique, dont Diodore mentionne le nom et les activites : l’attention porte sur la position anormale des constructeurs des pyramides de Giza et celle, tout aussi erronee, des rois thebains qui auraient regne avant la fondation de Memphis. Cette etude confirme l’importance de l’œuvre aujourd’hui perdue d’Hecatee d’Abdere comme source du livre I de Diodore, tout en excluant de ses sources les ecrits du pretre egyptien Manethon. Rien ne permet de penser que Diodore ait frequente la bibliotheque d’Alexandrie ou qu’il ait visite la region thebaine. Abstract . — This study consists of two parts. The first one describes the composition of Diodorus’ Book I on Egypt and revises, section by section, the question of the sources of the historian. The second one notes and analyses a number of errors in the text of its historical section (chapters 45-68), in order to determine the reasons for these. First of all, it deals with the monument ( μνήμα ) of king Osymandyas, nowadays known as the Ramesseum: the analysis focuses on metric data (measurements of architectural structures and statues) and the military reliefs of the second peristyle (war against the Bactrians), as well as the designation of the μνήμα as a τ ά φος in chapter 49. After that, it deals with the succession of the kings of Egypt anterior to Psammeticus, whose name and activities Diodorus mentions: attention is drawn to the anomalous position of the builders of the Giza pyramids and to that of the Theban kings who are said to have reigned before the founding of Memphis. This study confirms the importance of Hecataeus of Abdera’s work, now lost, as a source for Diodorus’ Book I, while excluding the writings of Manetho. There is no reason to believe that Diodorus visited the Library of Alexandria, or the Theban region. Claude OBSOMER Universite de Namur claude.obsomer@unamur.be
This article is scheduled to appear in two parts (I-II). The first part here published explores the structure and order of the Pseudo-Fulgentius collection of eighty sermons (PS-FU s), which we propose to call the Octoginta homiliae collection. It first presents the three known manuscripts of the collection: a now lost witness from Lorsch, described in detail in the medieval catalogues of the abbey (= L); the only extant manuscript, Saint-Mihiel, Bibliothèque municipale, Z 20 (= M); the lost manuscript (= R) used by Raynaud for the editio princeps of the collection in 1633, with a discussion of the attribution of the collection to Fulgentius, found in this manuscript. This article then shows that the order of L is more ancient than the liturgical order attested in M and R, and ends with the identification and discussion of specific group of homilies (on footwashing and Easter).
ΤΡΑΚΤΩΜΑ ΤΡΑΚΤΩΣΟΝ, WITH OR WITHOUT WAX? The Greek noun τράκτωμα (or sometimes τράκτον) and corresponding verb τράκτωσον appear as far as we know in a very few medical texts, mainly veterinary (horses and falcons), but also human, in unedited recipes of the Parisinus Gr. 2510. Most dictionaries define the term as a plaster made with treated wax (κηρὸς τρακτός), but a careful study of the texts shows that often wax does not even enter into the composition of a τράκτωμα. This confirms Manfred Bambeck’s translation (1959) “Klebepflaster”, more in accordance with the true etymology (as shown by Pascal Luccioni, 2003) from Latin tractum/tracta.