Architecture Urbanisme Société : Savoirs, Enseignement, Recherche
facilityParis, France
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Top-cited papers from Architecture Urbanisme Société : Savoirs, Enseignement, Recherche
Les grandes villes sont le lieu par excellence où les hommes créent, échangent, se rencontrent. Pourtant on les rend souvent responsables de tous nos maux. François Ascher analyse ici la tendance actuelle à la concentration des hommes, des activités et des richesses dans les métropoles. Est-elle généralisée? Quelles formes concrètes prend-elle? Les nouveaux modes de communication vont-ils l'enrayer? Ceux qui ont le choix vont-ils fuir les grandes agglomérations ou bien rechercheront-ils toujours plus la variété, le mouvement de la ville métropolitaine? Comment mieux maîtriser le développement urbain ? Quel urbanisme mettre en oeuvre ?
Between the tenth and twentieth century the population of Paris city increased from a few thousand to near 10 million inhabitants. In response to the growing urban demand during this period, the agrarian systems of the surrounding rural areas tremendously increased their potential for commercial export of agricultural products, made possible by a surplus of agricultural production over local consumption by humans and livestock in these areas. Expressed in terms of nitrogen, the potential for export increased from about 60 kg N/km²/year of rural territory in the Middle Ages, to more than 5,000 kg N/km²/year from modern agriculture. As a result of the balance between urban population growth and rural productivity, the rural area required to supply Paris (i.e. its food-print) did not change substantially for several centuries, remaining at the size of the Seine watershed surrounding the city (around 60,000 km²). The theoretical estimate of the size of the supplying hinterland at the end of the eighteenth century is confirmed by the figures deduced from the analysis of the historical city toll data (octroi). During the second half of the twentieth century, the ‘food-print’ of Paris reduced in size, owing to an unprecedented increase in the potential for commercial export associated with modern agricultural systems based on chemical N fertilization. We argue that analysing the capacity of territories to satisfy the demand for nitrogen-containing food products of local or distant urban population and markets might provide new and useful insights when assessing world food resource allocation in the context of increasing population and urbanization.
Ciliates are the only unicellular eukaryotes known to separate germinal and somatic functions. Diploid but silent micronuclei transmit the genetic information to the next sexual generation. Polyploid macronuclei express the genetic information from a streamlined version of the genome but are replaced at each sexual generation. The macronuclear genome of Paramecium tetraurelia was recently sequenced by a shotgun approach, providing access to the gene repertoire. The 72-Mb assembly represents a consensus sequence for the somatic DNA, which is produced after sexual events by reproducible rearrangements of the zygotic genome involving elimination of repeated sequences, precise excision of unique-copy internal eliminated sequences (IES), and amplification of the cellular genes to high copy number. We report use of the shotgun sequencing data (>10(6) reads representing 13 x coverage of a completely homozygous clone) to evaluate variability in the somatic DNA produced by these developmental genome rearrangements. Although DNA amplification appears uniform, both of the DNA elimination processes produce sequence heterogeneity. The variability that arises from IES excision allowed identification of hundreds of putative new IESs, compared to 42 that were previously known, and revealed cases of erroneous excision of segments of coding sequences. We demonstrate that IESs in coding regions are under selective pressure to introduce premature termination of translation in case of excision failure.
Urban metabolism and the ecological issue Energy, water, food and many raw materials enter cities only to leave them in the state of atmospheric pollutants, effluents and other waste. The 19th century tried to recycle in industry a large part of theses products of urban metabolism. The resulting heavy equipment and machinery now limits cities' margins for manoeuvre for coping with the challenge of a variety of nuisances.
Résumé La rue est l’une des formes urbaines les plus emblématiques de la rupture avec le modernisme. Pourtant, les conséquences du « retour à la rue » ont rarement été analysées. Cet article montre qu’il est au cœur du système de sens et de valeurs qui a accompagné la gentrification des quartiers anciens populaires. Le retour à la rue présente deux volets : la convivialité et le mélange social des quartiers populaires traditionnels, et le rôle structurant de la trame viaire dans le paysage urbain traditionnel. Le volet social s’appuie sur des arguments très similaires à ceux mobilisés par les gentrifieurs pour valoriser l’ambiance de leur quartier et pour y justifier leur présence. Le volet paysager a été au cœur de la revalorisation de l’image des quartiers anciens populaires et a accompagné diverses politiques de réhabilitation.
Chaque ville possède un jeu d’empreintes dont la dimension, la forme, la localisation, la profondeur changent dans le temps mais qui reflète fidèlement son métabolisme et, partant, les modes de vie des citadins, les structures socio-économiques, politiques et techniques non seulement urbaines, mais aussi nationales et internationales.
Résumé Cet article aborde la circulation des modèles urbains en s’intéressant à la rationalité de ceux qui s’y référent quand ils élaborent des projets d’aménagement urbain. En effet, labelliser, capitaliser et diffuser les « bonnes pratiques » ne dit rien sur ceux qui les utilisent, comment et pour en faire quoi. Pourtant, le recours aux expériences des autres est une démarche ordinaire des acteurs opérationnels de l’urbanisme. Deuxième point, s’appuyant sur les théories de l’innovation et une analyse empirique des pratiques, l’article souligne l’ambiguïté de la relation entre innovation et exemplarité. Enfin, il s’intéresse aux mécanismes de circulation des modèles dans un contexte d’innovation. Soulignant leur diversité, y compris au cours d’un même projet, il met en évidence un processus d’apprentissage et de production de connaissances. Il montre enfin comment le référent territorial joue un rôle déterminant dans l’exploration et l’évaluation des expériences « étrangères ».
En France, les municipalités produisent aujourd'hui 47 millions de tonnes de déchets par an ; tous usages confondus, elles consomment annuellement environ 6 milliards de mètres cubes d'eau et produisent à peu près la même quantité d'eaux usées. Ces excreta, déchets municipaux, eaux usées, sont pour l'essentiel perdus. Les villes consomment ainsi beaucoup et perdent presque autant. Elles constitueraient, selon l'écologue Eugen Odum, des écosystèmes parasites, qui vivent au détriment des autres qu'elles contribuent à appauvrir et à détériorer, comme elles affectent le fonctionnement biogéochimique de la biosphère tout entière. L'impact des activités urbaines ne se réduit certes pas à la production déchets et eaux usées - qui ne sont qu'une version liquide des premiers. Cependant, leur accumulation est un indicateur de la circulation interrompue des matières qu'ils contiennent et un sujet de préoccupation grandissant, que l'on considère les amoncellements solides que constituent les décharges ou les excès de matières d'origine anthropique dans les milieux aquatiques. Déchets et eaux usées sont aussi d'excellents traceurs des relations qu'entretiennent les sociétés et la nature et l'on peut s'interroger sur la permanence du parasitisme urbain - question d'importance au regard des enjeux actuels du développement durable. Une première analyse peut laisser penser que l'industrialisation et l'urbanisation caractéristiques des deux derniers siècles ont renforcé le rôle destructeur des espaces urbains et la production de déchets de toutes natures : l'opinion couramment admise chez les historiens de la ville, de l'industrie ou des techniques est ainsi que le déchet est en quelque sorte consubstantiel à la ville. L'histoire des déchets urbains est en effet relativement peu documentée en France, guère plus ailleurs. Il s'agit ici de revenir sur ces hypothèses et de montrer que l'invention des déchets urbains est relativement récente. L'analyse et l'exploitation du cycle des matières ont en effet été déterminantes au cours de la première révolution industrielle et se sont traduites par une organisation de leur circulation, de la maison à la rue, de la rue et de la fosse d'aisances à l'usine ou au champ. Cette circulation continue des matières a contribué au premier essor de la consommation urbaine, qu'il s'agisse des aliments ou des objets et produits divers. Scientifiques, industriels, agriculteurs - parfois confondus - ont alors regardé la ville comme une mine de matières premières et ont participé, aux côtés des administrations municipales, des services techniques et des chiffonniers, à la réalisation d'un projet urbain visant à ne rien laisser perdre, projet garant de la salubrité urbaine, garant du dynamisme économique, garant de la survie alimentaire. Cependant, dès qu'industrie et agriculture ont pu se passer de la ville, elles lui ont abandonné ses excreta au profit d'autres matières premières plus abondantes, plus rentables, plus commodes, et d'autant plus que ces activités se dispersaient, que la ville s'étendait, ce qui rendait la collecte des matières premières urbaines plus difficile. De ce fait on assiste, à partir des années 1880, à une dévalorisation progressive des excreta urbains qui se font plus tard déchets et eaux usées, malgré les tentatives faites çà et là pour leur trouver de nouveaux débouchés. De ce fait aussi chimistes et agronomes se sont détournés de la ville qui ne semblait plus faire partie de leurs compétences. La ville demeure alors le principal lieu de consommation, consommation dont elle a dans un premier temps permis l'essor, mais la rupture de ses liens matériels avec l'agriculture et l'industrie en fait peut-être ce qu'ont dénoncé les premiers écologues urbains : un parasite
RÉSUMÉ Fortement marquée par les grandes peurs contemporaines, la sociologie du risque s’est développée à partir des interrogations provoquées par les catastrophes industrielles, les problèmes environnementaux, de grandes questions de santé publique, la sécurité des personnes, ou les comportements « à risque ». Elle s’est constituée un cadre d’interrogation qui porte sur la construction du risque et les comportements qui lui sont liés. À travers des concepts comme celui de confiance, elle débouche sur des interrogations sociologiques majeures, concernant l’expérience individuelle et le rôle de la connaissance. Ces interrogations sont organisées par la théorie de la modernité réflexive qui fait du risque une catégorie centrale. Cette théorie dynamise la sociologie, mais ses fragilités empêchent qu’elle structure fortement la thématique du risque et qu’elle la lie clairement à celle de l’action rationnelle.
[Nouvelle édition 2019]
<titre>Résumé</titre>L'héritage de l'histoire récente de l'urbanisation française ainsi que des éléments de conjoncture, liés notamment à la reprise du marché immobilier après une crise sévère font que la production de la ville s'opère actuellement à travers quelques grands types d'opérations : grandes transformations des espaces délaissés par des activités anciennes, grandes opérations d'aménagement commercial, actions sur les quartiers d'habitat social, aménagements liés à la créations de lignes de transport en commun. Ces opérations voient se développer une culture, celle des grands projets, de l'organisation et du volontarisme public, qui, largement héritée du passé, parvient à s'inscrire dans les nouveaux cadres d'action urbaine notamment à travers des notions telles que le renouvellement urbain, et surtout celle de projet qui fonctionne comme un compromis. Le modèle de production qui se constitue ainsi est très efficace dans ces contextes, mais il recèle des contradictions et peut se révéler contre-tendanciel.
Cet ouvrage aborde un sujet abondamment discuté mais peu étudié : les rapports des périurbains à autrui et à leur environnement immédiat. Ceux-ci sont en effet couramment accusés de vouloir se mettre à l'écart de la ville et de tout ce qui fait sa valeur civilisatrice : le frottement à autrui, l'expérience de l'inattendu... Le développement, aux États-Unis, des ensembles pavillonnaires clos et sécurisés, les gated communities, n'a fait que renforcer les critiques. Cet ouvrage fait la part des choses et, s'il dresse un tableau sans concession de la vie périurbaine, il montre que beaucoup de critiques sont infondées ou, plutôt, mal fondées. Face à la menace des gated communities, l'attention se concentre sur la transformation des espaces résidentiels en clubs gérés privativement et protégés par des clôtures placées sous vidéosurveillance. Pourtant, en France, des barrières moins visibles, mais aussi efficaces, sont tracées à partir de la carte scolaire ou des règlements d'urbanisme. Dans les périphéries des grandes villes françaises, beaucoup de clubs résidentiels exclusifs sont produits et gérés par la puissance publique ! On reproche également aux périurbains de se replier sur l'entre-soi et de se fermer politiquement au monde qui les entoure. Les égoïsmes communaux, le refus du logement social sont souvent montrés du doigt. Pourtant, comment parler de repli sur l'espace résidentiel quand tous les indicateurs disponibles montrent que les périurbains passent l'essentiel de leur vie quotidienne loin de leur domicile et que l'espace résidentiel a perdu la plus grande part de sa valeur existentielle ? Le sentiment d'insécurité est enfin considéré comme la principale cause de l'apparition de portails ou de barrières à l'entrée des rues pavillonnaires périurbaines. L'enquête montre que ce phénomène est plutôt dû aux troubles engendrés par le trafic automobile et aux difficultés rencontrées par les adultes dans leurs relations avec les jeunes de leur quartier.
Résumé Après avoir caractérisé les projets d’aménagement urbain, l’article évoque leurs évolutions actuelles et explique pourquoi il est utile et possible pour la recherche urbaine de mobiliser les sciences de gestion et leur approche du projet industriel pour explorer l’activité de projet en urbanisme. Il analyse la dynamique temporelle de ces projets et la confronte à celle du projet industriel. Cette confrontation démontre la force de l’appareillage conceptuel des sciences de gestion, notamment la relation entre connaissances et actions. Elle fait aussi apparaître des singularités sur les formes de cette relation et sur la réversibilité dans l’aménagement urbain.
Résumé En réponse aux problèmes que poseraient des grands ensembles, les pouvoirs publics en ont programmé la démolition. Cette décision s’appuie sur des arguments techniques et sociaux, justifications qui cachent en réalité une volonté de dispersion des populations concernées. Cette démolition-dispersion est l’aboutissement d’un raisonnement s’appuyant sur un postulat suivant lequel le lieu ferait la personne et qu’une action sur l’espace permettrait de résoudre des problèmes sociaux. Cette manière de résoudre la question du logement des catégories défavorisées et la conception universaliste du politique dans lequel cette question s’inscrit méritent d’être examinées, d’autant que cette mesure entraîne la disparition de logements pouvant accueillir la frange la plus démunie de la population.
L'étalement urbain résulte de facteurs techniques (facilitation des déplacements) et psycho-sociologiques<br />(attrait de « la nature »), mais il a aussi une forte composante politique : le peu d'empressement qu'ont<br />les élus locaux des communes des premières couronnes périurbaines (et surtout leurs électeurs) à ouvrir<br />leurs territoires aux constructions nouvelles. S'appuyant sur des enquêtes de terrain, l'auteur s'attaque<br />à cette question lancinante sur laquelle butte, en France, la planification territoriale...
Actes du colloque, Cerisy, juin 2003 organisé par l'Institut de la ville en mouvement
ABSTRACT In the 1950s, ‘urban design’ was born in American debate thanks partly to the import of foreign discourses in a new context. Among others, was the fragmented and erratic translation of the British Architectural Review 's ‘Townscape’ discourse. This article traces carefully this translation not only to describe another key moment in the Anglo-American dialogue on planning but also to give a more complex portrait of the foundation and early development of the field of urban design. Involving some American universities, Fortune magazine and the Rockefeller Foundation, these lines of exchange also exemplify variations on the translation of a militant discourse into an academic one.
Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin (1e partie) et l'ingénieur (2e partie), en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu (3e partie). Pour ce faire, on adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbain, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'analyse du point de vue médical montre la richesse des travaux mis en œuvre au siècle des Lumières, mais aussi l'impasse à laquelle ils aboutissent plus tard malgré (et à cause de) la recherche d'une crédibilité et d'une méthode scientifiques. Les médecins, après avoir dénoncé et disséqué la nocivité urbaine et affirmé la nécessité de rectifier la distribution vicieuse de ces gouffres habités que l'on décore du nom de ville au XVIIIe siècle, abandonnent peu à peu leur connaissance des conditions environnementales, abandon qui sera confirmé par l'idéologie pastorienne et les principes de médecine expérimentale de Claude Bernard. L'analyse des modèles utilisés par les ingénieurs pour caractériser le sol urbain montre quant à elle que la compréhension de celui-ci est freinée par les concepts fondateurs des sciences de l'ingénieur eux-mêmes. Face à la complexité urbaine, les ingénieurs imaginent et conçoivent une ville techniquement idéale et fonctionnelle très éloignée de la réalité urbaine. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en œuvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science
Les pratiques alimentaires par les choix multiquotidiens qu'elles supposent, leur charge symbolique, les émotions qu'elles suscitent sont de puissants révélateurs de la société hypermoderne. C'est une véritable radiographie de la vie quotidienne d'aujourd'hui ; une réflexion originale sur la liberté des individus telle qu'elle s'exerce chaque jour et telle que la société la régule de façon nouvelle : Métapolis à table - Du plat collectif à la portion personnalisée - manger ce que je veux, quand, où et avec qui je veux - De la fin de la diète et du péché de gourmandise aux nouvelles régulations alimentaires - Le local, la science et la créativité mobilisés pour produire de la différence - L'important, c'est le régime, pas la minceur - La construction sociale de l'obésité comme épidémie - Les prescriptions alimentaires politiques et éthiques - Styles de vie et arts du repas, manger presque à volonté
Confrontées aux problèmes de la rareté de l'espace, de la congestion des systèmes de transport, de la dégradation de l'environnement, de la préservation de leur patrimoine, etc., les grandes villes doivent de plus en plus souvent se tourner vers leur dernière frontière, la profondeur, et mettre en valeur leur sous-sol. Cet ouvrage analyse les usages passés, présents et à venir des espaces souterrains dans toutes leurs dimensions : techniques, urbanistiques, sociales et humaines