Théorie et Histoire des Arts et des Littératures de la Modernité
facilityParis, Île-de-France, France
Research output, citation impact, and the most-cited recent papers from Théorie et Histoire des Arts et des Littératures de la Modernité (France). Aggregated across the NobleBlocks index of 300M+ scholarly works.
Top-cited papers from Théorie et Histoire des Arts et des Littératures de la Modernité
Depuis une vingtaine d’années, un nombre important de travaux ont été consacrés l’inscription de la littérature dans l’espace et/ou à la représentation des lieux dans les textes littéraires. Ils ne pouvaient manquer de croiser l’intérêt croissant des géographes pour la littérature. Christine Baron a évoqué les fondements théoriques d’une telle rencontre et les problèmes épistémologiques qu’elle soulève ; j’en esquisserai pour ma part l’historique et j’insisterai sur ses implications méthodologiques, en me demandant s’il est aujourd’hui possible de concevoir et de pratiquer une véritable « géographie littéraire ». Certes, l’intérêt pour les relations que la littérature entretient avec son environnement spatial ne date pas d’hier, et il a toujours été plus ou moins présent en littérature comparée et au sein de l’histoire littéraire elle-même ; mais il s’est récemment développé et autonomisé au point de susciter de nouvelles théories ou méthodes, baptisées « géopoétique » ou « géocritique ». Je m’interrogerai tout d’abord sur les raisons de cet engouement récent, puis j’en évoquerai quelques manifestations, avant de présenter les diverses orientations de recherche qu’il inspire et quelques réflexions sur leurs enjeux respectifs. Contexte La montée en puissance d’une « géographie littéraire » est inséparable de l’évolution des sciences de l’homme et de la société, qui se montrent depuis au moins un demi-siècle de plus en plus attentives à l’inscription des faits humains et socia
A History of Indian Poetry in English explores the genealogy of Anglophone verse in India from its nineteenth-century origins to the present day. Beginning with an extensive introduction that charts important theoretical contributions to the field, this History includes extensive essays that illuminate the legacy of English in Indian poetry. Organized thematically, these essays survey the multilayered verse of such diverse poets as Henry Louis Vivian Derozio, Rabindranath Tagore, Ezekiel Moraes, Kamala Das, and Melanie Silgardo. Written by a host of leading scholars, this History also devotes special attention to the lasting significance of imperialism and diaspora in Indian poetry. This book is of pivotal importance to the development of Indian poetry in English and will serve as an invaluable reference for specialists and students alike.
Qu'est-ce que le populisme ?Christian GodinQu'est-ce que le populisme ? Christian GodinLe spectre du populisme hante le monde, particulirement le monde occidental 1 .Il n'est pas impossible que le populisme soit au xxi e sicle ce que le totalitarisme aura t au xx e sicle : pour la dmocratie le principal danger.puisque la dmocratie est essentiellement reprsentative, la crise de la dmocratie reprsentative, dont le populisme est le symptme manifeste, est une crise de la dmocratie.Lorsqu'il s'agit de dterminer une notion, il existe, pour reprendre la distinction faite par Isaiah Berlin 2 , la mthode du hrisson, dductiviste, qui cherche tout rapporter un principe unique et la mthode du renard, inductiviste, qui explore les voies possibles.si l'on suit la mthode du hrisson, on cherchera dterminer l'essence du populisme, son idaltype.si l'on suit la mthode du renard, on se mettra en qute des varits empiriques de ce qui est dsign sous le vocable de populisme . nous pensons, comme pierre-andr taguieff qui rapporte cette comparaison, qu'un mixte des deux mthodes est prfrable 3 .1. Vingt-sept partis populistes d'extrme droite sont prsents dans 18 pays europens.Lors des lections europennes de 2009, ils ont dpass les 10 % dans huit pays de l'union europenne.2. I. Berlin, Les Penseur russes, tr.fr., paris, albin michel, 1995, p. 57-58.Isaiah Berlin parlait galement du complexe de Cendrillon propos du populisme : Il existe une chaussure -le mot populisme -pour laquelle quelque part il existe un pied.Il y a toutes sortes de pieds auxquels elle convient, mais il ne faut pas tre pris au pige par ces pieds qui s'adaptent plus ou moins bien.Le prince erre toujours la recherche de la chaussure et, quelque part, on peut en tre sr, il y a un pied qui attend, qui se nomme le pur populisme (cit par p.-a. taguieff, L'Illusion populiste.
International audience
This timely volume focuses on the period of decolonization and the Cold War as the backdrop to the emergence of new and diverse literary aesthetics that accompanied anti-imperialist commitments and Afro-Asian solidarity. Competing internationalist frameworks produced a flurry of writings that made Asian, African and other world literatures visible to each other for the first time. The book’s essays examine a host of print culture formats (magazines, newspapers, manifestos, conference proceedings, ephemera, etc.) and modes of cultural mediation and transnational exchange that enabled the construction of a variously inflected Third-World culture which played a determining role throughout the Cold War. The essays in this collection focus on locations as diverse as Morocco, Tunisia, South Asia, China, Spain, and Italy, and on texts in Arabic, English, French, Hindi, Italian, and Spanish. In doing so, they highlight the combination of local debates and struggles, and internationalist networks and aspirations that found expression in essays, novels, travelogues, translations, reviews, reportages and other literary forms. With its comparative study of print cultures with a focus on decolonization and the Cold War, the volume makes a major contribution both to studies of postcolonial literary and print cultures, and to cultural Cold War studies in multilingual and non-Western contexts, and will be of interest to historians and literary scholars alike.
Cet ouvrage analyse le devenir d’un « imaginaire raciologique », c’est-à-dire des représentations fondées sur l’idée de l’existence de « races » humaines – ces représentations qui se sont développées, dans le cadre d’une anthropologie classificatoire, au cours du xixe siècle, selon une pensée de type polygéniste, avec les implications racistes qu’elle a pu véhiculer ou légitimer. Cet imaginaire raciologique n’est pas sans contradiction : il postule parfois aussi bien une fixité des « races » qu’une peur qu’elles ne se mélangent. Mais dans un cas comme dans l’autre s’établissent des hiérarchies, mises au service de différents discours de domination et d’exclusion. La spécificité de l’approche comparatiste développée ici consiste à s’interroger sur la diffusion, en France, de ces discours raciologiques, mais aussi sur leurs réinterprétations (souvent mises au service d’un discours nationaliste), au xxe siècle, dans l’espace soviétique et russe, que ce soit dans la littérature ou dans des corpus de type anthropologique, sociologique, politique ou philosophique.
Du début des années 1960 au début des années 1980, dans deux contextes politiques très différents, Ahmed Sékou Touré – dans la Guinée nouvellement indépendante – et Robert Mugabe – engagé dans la guérilla contre le gouvernement de la Rhodésie du Sud – développaient deux stratégies tout à fait similaires de filiation symbolique dans les chants de propagande. À la radio ou dans les champs, écoutés solitairement ou en groupes, ces chants partisans reliaient leur leader politique à une figure ancestrale : Samory Touré et Mbuya Nehanda, ayant tous deux résisté à la colonisation. Cet article vise à comprendre le mécanisme de légitimation à l’œuvre dans ces textes, et les « communautés imaginées » induites par l’appel à ces figures tutélaires.
Cet article interroge deux soupçons en passe de devenir des lieux communs critiques, portant sur la littérature des écrivains francophones périphériques publiant en France : elle ne serait pas pleinement « authentique » parce que soumise à la loi du marché français, soit du fait de la soumission consciente des écrivains à la demande française, soit du fait de l’« ethnocentrisme » de l’édition et de la réception françaises. La perspective transnationale, et le croisement des méthodologies, permettront d’introduire de la nuance dans ces deux assertions fortement polémiques.
Cet article propose une étude statistique de l’évolution quantitative connue par le genre manifestaire de 1886 à 2009, dans l’objectif de situer ses « âges d’or » et de vérifier ainsi les idées répandues à son sujet. Dans cette étude, qui s’appuie sur des informations tirées de Manart, une base de données recensant les manifestes artistiques et littéraires du XX e siècle, deux corpus sont mis en comparaison, constitués à partir de critères de sélection différents (critère définitoire et critère de réception). Croisant les approches et les données, une étude contrastive portant sur le manifeste nous semble être la seule qui puisse présenter des résultats solides et un tant soit peu objectifs.
Non-fiction, documentaire : l'apparent parallélisme des deux termes recèle néanmoins des différences importantes. Cet ouvrage explore la frontière entre les genres documentaires et une « esthétique du document » qui traverse depuis plus d'un siècle les genres et les formes artistiques. On peut y voir s'affronter deux voies de légitimation, « l'accroche » au réel et au vécu d'une part ; d'autre part, la référence à l'autonomie de l'activité artistique - principe qui semble pourtant de plus en plus fragilisé aujourd'hui.
Cette contribution prend appui sur des archives sonores pour revenir sur le rôle essentiel de la diction dans le travail scénique d’Antoine Vitez et sur la métaphore éclairante de la « traduction généralisée » que Georges Banu et Danièle Sallenave ont présentée comme « la passion rectrice » de sa vie et de son œuvre. L’écoute des documents montre concrètement comment Vitez et les acteurs avec qui il travaillait mettaient en jeu la dimension sonore des textes, faisant de la scène, d’une part, un lieu privilégié de conservation et d’écoute de la diversité et de l’étrangeté du verbe, d’autre part, un lieu d’expérimentation de l’altérité dans le rapport aux langues, aux accents, aux voix. Apparaît une véritable philosophie de la relation et une manière de pratiquer concrètement, grâce au théâtre, un idéal relationnel. Nous accordons une attention particulière aux différentes présences de l’œuvre poétique et dramatique de Jean Métellus à Chaillot, et spécialement à la mise en scène d’Anacaona qui offre un point d’appui remarquable pour penser le rôle de la parole dans l’histoire politique et sociale, et terminons notre parcours dans les années 2000 par quelques extraits de la mise en scène des Conversations d’Émile Copfermann par Daniel Soulier dans lesquels Bakary Sangaré donne à entendre des propos d’Antoine Vitez sur l’importance de la langue comme seul bien que les hommes puissent partager sans fin.
International audience
Le mapping est aujourd’hui à la mode dans les sciences humaines et sociales mais aussi dans la théorie, la critique et la pratique littéraires, comme en témoignent par exemple le livre de Michel Houellebecq, La Carte et le Territoire, ou les multiples tentatives qui ont fleuri dans la presse à l’occasion du Prix Nobel 2014 pour cartographier à l’aide de Google maps le Paris de Modiano. Or cette mode me laisse perplexe et soulève en moi de nombreuses interrogations. J’ai pourtant plaidé en fav...
Marie-Madeleine Mervant-Roux est directrice de recherche émérite au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), membre du laboratoire THALIM (Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité), unité mixte de recherche sous la triple tutelle du CNRS, de l’ENS (École normale supérieure) et de l’université Sorbonne Nouvelle (Paris 3). Depuis plus de trois décennies, elle mène des recherches sur le théâtre dans le contexte français et a publié, entre autres livres, L’Assise du théâtre : pour une étude du spectateur (CNRS éditions, 1998) et Du théâtre amateur : approche historique et anthropologique (CNRS éditions, 2004).
International audience
Pour les lecteurs d’Ernest Hemingway, un voyage à Cuba est une sorte de pèlerinage. L’auteur américain est en effet une figure emblématique du pays, et le souvenir de ses séjours sur l’île est célébré en de nombreux endroits. Rien qu’à La Havane, cinq lieux constituent les étapes d’un circuit thématique : sa chambre au cinquième étage de l’hôtel Ambos Mundos, le Floridita et la Bodeguita del Medio, ses deux bars fétiches, le port de Cojímar, en banlieue, et enfin et surtout, sa résidence, dans les terres, la Finca Vigía. Les manifestations de sa présence sont plus ou moins mises en scène de la maison d’auteur transformée en musée à un simple buste ou quelques photographies, et les émotions générées nécessairement différentes. La multiplicité de ces lieux, pour la plupart touristiques, permet d’émettre l’hypothèse que l’émotion littéraire est peut-être la plus forte quand elle n’est pas ménagée, mais au contraire née de l’imagination et du souvenir d’une lecture à partir d’une simple évocation.
Que peut-on ressaisir de la diction des acteurs ? Est-il possible d’écrire une histoire des dictions au théâtre en France ? Les travaux publiés à ce jour ont permis de formuler les problématiques et enjeux liés à la déclamation du répertoire tragique, du xviie siècle aux années 1980. S’appuyant sur l’écoute des enregistrements constitués depuis le début du xxe siècle, le présent article ouvre des pistes de recherche sur la diction des acteurs hors du répertoire tragique. Il forme l’hypothèse que les réformes conduites par Antoine et Copeau, poursuivies par les acteurs du Cartel, ont contribué à l’évolution de cette diction, alors même que les comédiens s’inscrivaient au carrefour d’influences diverses sinon contradictoires, entre modèles passés et inventions présentes (apparition après-guerre de nouveaux auteurs et diffusion des techniques radiophoniques et cinématographiques).
International audience
International audience
International audience